Les candidatures sont ouvertes !

En présentant l’annonce de cette façon, la SPA de La Louvière espérait bien faire fondre les cœurs… Mais elle ne s’attendait pas pour autant à un tel engouement ! Jeudi soir, le refuge ouvrait les candidatures pour accueillir au sein de l’équipe un « câlineur de chats et chiens professionnel », quelqu’un de rigoureux et de dévoué, amoureux des animaux et prêt à leur consacrer beaucoup de temps.

« Je reçois environ un mail par minute, ça n’arrête pas ! », lance d’emblée Gaëtan Sgualdino, président de la SPA. « Nous avons présenté cela comme un job de rêve car il permet un contact vraiment privilégié avec les animaux qui arrivent chez nous. Mais ce n’est pas pour autant un travail facile : certains cas sont plus difficiles à gérer, certains animaux sont malades, sauvages,… Il faut faire en sorte de les sociabiliser, qu’ils se sentent bien et, qu’in fine, ils soient de chouettes compagnons à placer à l’adoption. »

L’heureux élu (ou heureuse élue) devra naturellement aimer travailler au contact des animaux, s’inquiéter de leur état, être attentif, proactif, dynamique, passionné,… « Il est clair que déjà disposer d’une expérience en soins vétérinaires peut être un plus. Mais c’est aussi quelque chose qui peut s’apprendre en interne. Une fois que les soins sont faits, que les cages sont nettoyées et que les animaux ont été nourris, il reste du temps pour les câlins ! » En 2018, pas moins de 1100 animaux ont trouvé leur nouvelle famille.

« Ici il s’agit d’un remplacement. Mais c’est toujours chouette pour nous de pouvoir proposer un emploi, c’est la preuve que notre refuge se porte plutôt bien, que nos finances sont saines et nous le permettent. Nous pouvons comptons sur l’aide de bénévoles – et nous en cherchons toujours – mais c’est un système qui a ses limites, nous sommes conscients que ne nous pouvons pas compter que sur eux. Il faut aussi que la structure se professionnalise. »

Au sein de la SPA, on ne boude pas son plaisir, d’autant plus que d’autres projets sont toujours dans les cartons. « Nous sommes toujours en discussion avec la ville pour voir comment gérer le site actuel et traiter les foyers de pollution qui y ont été découverts. Dès que nous aurons le feu vert et des garanties sur la possibilité de rester sur place quelques années, nous débuterons les travaux pour rénover l’ensemble de nos installations. »

Des travaux qui ne pourront être entrepris que grâce aux dons, au soutien de particuliers ou encore d’entreprises. Des dons bien nécessaires lorsque l’on sait qu'entre 2017 et 2018, entre 250 et 300.000 euros ont été dépensés pour faire tourner le refuge.