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Des traces de pollution éventuelle devront être mises en évidence.

Dans le cadre de la programmation FEDER 2017-2020, la SPAQuE (Sociéte publique d’Aide à la Qualité de l’Environnement) vient de débuter une campagne d’investigation dans les sols et les eaux souterraines d’une partie du site CCC, verrerie Houtart à La Louvière. L’objectif est de mettre en évidence la présence éventuelle de pollution.

Pour ce faire, la campagne prévoit la réalisation de près de 40 forages dont une dizaine seront équipés en piézomètres et une quinzaine effectués à l’aide d’une pelleteuse mécanique. Au total, ce ne sont pas moins de 200 échantillons qui seront analysés. Les prélèvements permettront de mettre en évidence une contamination éventuelle des sols et des eaux souterraines au droit de la zone investiguée et le cas échéant d’en délimiter l’étendue.

La SPAQuE procédera ensuite à la déconstruction des bâtiments et effectuera alors une nouvelle campagne d’investigations sur l’ensemble du site. “Une étude de faisabilité technique, économique et urbanistique sera réalisée avant d’entreprendre la réhabilitation de ce site de 2,61 hectares qui pourrait accueillir à termes une micro-zone d’activités de loisirs, en cohérence avec le complexe aquatique communal voisin le Point d’Eau”, communique la SPAQuE. À noter que le Point d’Eau a lui même été érigé sur le site Moulin Dambot, réhabilité par la SPAQuE en 2004.

En avril 2014, une étude préliminaire (sans analyse de terrain) a été réalisée par l'IDEA. Il en était ressorti une forte probabilité de pollution généralisée par les métaux lourds et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La présence de polluants comme les hydrocarbures pétroliers et les hydrocarbures aromatiques monocycliques (BTEX) avait également été suspectée. Des familles de polluants comme les polychlorobiphényls (PCB) ou les cyanures étaient également considérés comme des contaminants potentiels.

Pour rappel, les premières activités de l’ancienne verrerie Houtart avaient débuté en 1859. Dans les années 1880, l’établissement comptait deux fours pour le verre de vitrage, un four à bouteilles et quatre fours à étendre. Après 1890, l’usine, devenue la SA des Verreries de La Louvière, ne fabriquait plus que du vitrage. La faillite était intervenue en 1893. D’autres activités s’y sont succédé, notamment un marchand de bois, une fonderie de métaux et un dépôt de charbon.