Centre Une cellule du bien-être animale vient d’être créée pour sensibiliser et veiller au respect de la loi.

C’était un grand chantier de la Région wallonne. 30 ans après l’adoption d’une première loi au niveau fédéral, la compétence a été transférée et mise à jour l’an dernier avec l’adoption du code wallon du bien-être animal. Dans le sillage de cette refonte législative, la Ville de Binche a mis sur pied une cellule du bien-être animal. Elle est composée du bourgmestre, en charge de la compétence. Mais aussi du chef de corps de la police Binche-Anderlues, d’un agent de prévention et d’une agent communale.

"Le nouveau code wallon permet de sanctionner plus sévèrement la maltraitance animale tout en participant à l’évolution des mentalités", relève le bourgmestre Laurent Devin. "Notre unité du bien-être animal aura ainsi plusieurs missions. Elle va sensibiliser la population et les enfants, former les agents constateurs ou encore mener une campagne de stérilisation des chats errants. Un pigeonnier contraceptif va aussi être construit pour gérer la population des pigeons de manière plus éthique. Nous avons par ailleurs supprimé la taxe sur les chevaux et les poneys, car elle ne touche pas forcément que les plus nantis. Nous avons également interdit la distribution des animaux sur les fêtes foraines. Enfin, la cellule organisera aussi des marches canines."

Le rendez-vous est déjà donné pour le 19 mai, à 10 heures, au départ du cimetière de Binche pour la première balade canine. Une participation d’un euro sera demandée par chien. L’argent récolté sera entièrement reversé à la SPA de La Louvière avec qui la Ville de Binche a mis en place une collaboration. "Ce partenariat aura des effets sur la prise en charge des animaux errants, sur la gestion des plaintes pour maltraitance ou négligence mais également, lorsqu’il s’agira de conseiller la Ville sur des projets ou des décisions relatives aux animaux", précise Laurent Devin. "L’équipe du refuge de la SPA participera aussi à des activités variées de sensibilisation du public."

D’autres événements sont prévus. Le 24 mai, une action de sensibilisation sera menée à l’école communale de Leval en collaboration avec Gaia. Le 5 octobre, un salon du bien-être animal se tiendra au Kursaal. Le lendemain, nouvelle balade canine en association avec la SPA de La Louvière.

Reste à espérer que ces différentes manifestations permettront de sensibiliser l’opinion au bien-être animal. Pour les esprits les plus réfractaires, le volet répressif reste de mise. Rappelons que les cas de maltraitance les plus graves peuvent conduire jusqu’à une amende de 10 millions d’euros voire même une peine d’emprisonnement.