La RAAL n’a jamais caché ses ambitions d’ériger un nouveau stade de football à deux pas de l’actuel stade du Tivoli. Des contacts avaient d’ailleurs été pris en ce sens avec la ville de La Louvière, qui a cependant décidé de voir plus large et de lancer un appel à projets en vue de trouver un prestataire en mesure de moderniser et de dynamiser ledit site, ou du moins une partie de celui-ci.

"Cela représenterait à peu près un tiers du site", précise Emmanuelle Lelong (PS), échevine du patrimoine. "Il s’agit d’un appel à projets, ce qui signifie que l’on n’est pas restrictif quant aux activités sportives qui pourraient y voir le jour. Il pourrait s’agir d’un terrain de hockey, un terrain de basket, un terrain de football…"

Dans tous les cas, il s’agira obligatoirement d’une activité sportive. "Les terrains du Tivoli nous ont été légués par monsieur Orban. Deux closes devront être respectées : la première, c’est l’affectation du terrain à des fins sportives. La deuxième, c’est que les infrastructures restent en tout temps accessibles, à toutes les sociétés sportives sans distinction."

Un projet qui ne répondrait pas à ces deux critères majeurs sera nécessairement frappé d’une décision d’irrecevabilité. "Une série de conditions est par ailleurs posées et seront examinées par le jury. Il s’agit notamment de l’attractivité du projet, de la complémentarité avec le projet Pôle-Santé qui est actuellement à l’état de chantier, d’un plan financier et d’une planification tenable et réaliste, et finalement les qualités urbanistiques et environnementales."

Pour trancher, le jury se composera de représentants des différents services communaux concernés, mais aussi le bureau Vigano, qui a planché sur le projet de ville de La Louvière. Objectif, assurer la cohérence du projet avec les ambitions de la commune, d’autant plus que le lauréat de cet appel à projets bénéficiera d’un bail emphytéotique de 99 années. Le canon s’élèvera quant à lui à un montant annuel de 7000 euros.

Les candidats auront jusqu’au 15 mai prochain pour introduire leur dossier. Ce dernier sera analysé dans le courant du mois de juin. Une fois sélectionnés, les porteurs de projet disposeront de six années pour mener à réaliser les travaux. Pour l’opposition, la possibilité que la RAAL soit l’un des candidats, voire le lauréat, ne fait pas l’ombre d’un doute. Ce qu’a tenu à démentir le collège communal, qui précise encore que le projet peut consister en un réaménagement du site, sans nouvelles constructions.

De son côté, Xavier Papier (Plus&CDH) a insisté sur la nécessité d’accompagner et d’épauler le futur candidat pour que d’une part, le projet puisse voir le jour et, d’autre part, pour que celui-ci soit rentable. Il a ainsi plaidé pour que comité de sélection intègre des spécialistes de la question, par exemple des représentants d’Infrasport ou des services infrastructures de l’Adeps.