La situation était urgente pour les vingt migrants du château de Thieusies. Alors qu’ils ont été accueillis à deux reprises dans l’enceinte, les transmigrants devaient plier bagage. "Malheureusement, nous devions quitter le château, ce vendredi soir", explique Gregory Lucas du Roeulx. "Suite au départ de l’ASBL, la famille Leemans a décidé d’y développer un nouveau projet pour lequel nous leur souhaitons une pleine réussite."

Le groupe a trouvé une solution pérenne dans un bâtiment privé à Soignies, mais des aménagements sont à prévoir pour les sanitaires et la cuisine. Ils devraient être réalisés rapidement, mais d’ici là, les migrants n'avaient aucune solution de logement pendant la durée de ces travaux. Gregory, et d’autres bénévoles se sont démenés pour trouver une solution rapide. "Nos recherches sont longtemps restées infructueuses", déplore Gregory. "Nous avons lancé un appel à la bourgmestre de Soignies pour pouvoir occuper la maison de village de Thieusies, car celles-ci sont actuellement inoccupées."

Le collectif citoyen a lancé donc une bouteille à la mer. "Il y a une femme enceinte et une maman avec ses enfants de 9 à 12 ans", précise Gregory. "Nous demandions l’aide d’une personne qui disposerait d’un local capable de nous accueillir, si la réponse de la Ville de Soignies est défavorable." Avec les mesures coronavirus, il est compliqué de séparer le groupe, surtout que les migrants se déplacent énormément pour tenter de rejoindre l’Angleterre.

La situation sanitaire a fortement handicapé le collectif. Avant mars 2020, le groupe de transmigrants étaient divisés entreplusieurs familles d’accueil, dont la plupart étaient des personnes âgées de plus de 65 ans. Avec les risques encourus, le groupe s’est rassemblé au château de Thieusies. "Nous tenons, au passage, à remercier l’ASBL qui occupait le château et qui nous y a accueillis et également la famille Leemans qui a pris le relais de cet hébergement quand cette association a quitté le château", poursuit Gregory Lucas.

Grâce à l'implication exemplaire de la Ville de Soignies, un compromis a finalement été trouvé avec les propriétaires du château de Soignies. Les migrants y resteront quinze jours supplémentaires, le temps d'accélérer les travaux dans le bâtiment privé de Soignies. Tout est bien qui finit bien.