Les années passent et se ressemblent au Roeulx. C’est en tout cas ce que se disent les membres de l’opposition qui regrettent que la Ville soit à nouveau passée à côté d’un subside de 50 000 euros de la Wallonie dans le cadre du plan POLLEC. Alors que le dossier n’avait tout simplement pas été rentré l’année dernière, il a, cette fois-ci, tout bonnement été jugé pas assez abouti par le SPW. De son côté, l’échevine en charge du dossier, Virginie Kulawik, relativise les faits et indique qu’une personne en interne a tout de même été engagée afin de mettre en place un plan d’action en faveur de l’énergie durable et du climat.

"Lors du précédent appel à projets pour le plan POLLEC, le dossier de demande de subvention n’avait pas été rentré. Cette fois-ci, le dossier a bel et bien été rentré, mais a été jugé pas assez abouti par le SPW. Des explications ont donc été demandées, lors du conseil communal de ce lundi, mais l’échevine n’a répondu à aucune des questions", indique Grégory Lucas, membre du groupe d’opposition Alternative. "Nous nous questionnons sur l’implication de l’échevine dans ses dossiers. Nous trouvions déjà inadmissible, l’année dernière, que le dossier n’ait pas été rentré, alors qu’il y avait un peu plus de deux pages à remplir. Alors, cette année, devoir constater que le dossier d’investissement a été refusé parce que pas assez abouti, ça dépasse l’entendement. Ce ne sont pas moins de 99 communes dont le ou les projets ont été retenus dans le cadre de cet appel POLLEC 2021. On ne peut donc pas dire que la tâche soit irréalisable."

Pour l’opposition, ce ne sont donc pas moins de 100 000 euros perdus suite à la non-obtention des subsides du plan POLLEC de 2020 et 2021. L’échevine n’est pas de cet avis et tient à clarifier la situation. "Le plan POLLEC comprenait deux axes : le relai ressources humaines et l’aspect investissement. Nous avions introduit un dossier pour les deux en marquant notre priorité sur l’aspect ressources humaines", indique Virginie Kulawik (IC). "Pour la partie investissement, nous avions peu d’espoir. Introduire ce type de demande n’est pas mon rôle, je me suis donc basée sur les informations reçues tout en bénéficiant de l’aide de la Province. Finalement, le SPW a indiqué que le dossier manquait d’éléments précis et bien travaillés que pour être réalisés. L'opposition affirme ne pas avoir eu de réponse à leurs questions ce qui est faux. Une réponse écrite faisant écho à leurs questions avait été envoyée dans la foulée du conseil communal du 25 janvier dernier et non pas du dernier conseil comme mentionné par l'opposition."

Pour la partie ressource humaine par contre, le dossier de la Ville du Roeulx a été retenu par le SPW. Un subside de 22 400 euros a ainsi pu être obtenu avant d’être refusé par la Ville. "Nous avons décidé de ne pas prendre le subside de la SPW et d’engager quelqu’un en interne pour s’occuper du dossier. Le subside était bienvenu mais les coûts à long terme auraient tout de même été plus importants en engageant un des candidats. Ces derniers n’étaient en plus que peu nombreux", poursuit Virginie Kulawik.

La personne désignée en interne aura donc pour tâche de rédiger un plan d’action en faveur du climat et de l’énergie renouvelable. Pour ce faire, il devra réaliser un diagnostic du territoire afin de proposer des pistes d’amélioration et des solutions pour améliorer la résilience urbaine face aux changements. Elle ne partira pas de rien puisque le PEB des bâtiments a déjà été réalisé. Il ne reste plus qu’à voir si ce choix aura de quoi calmer les tensions entre opposition et majorité.