En mars dernier, en pleine crise sanitaire, les autorités communales de La Louvière annonçaient la mort dans l’âme l’annulation des soumonces et du Laetare. Les festivités carnavalesques pourront-elles être organisées en 2021 ? Rien n’est malheureusement moins sûr ; d’ici là, la probabilité que le coronavirus ne soit qu’un mauvais souvenir reste faible.

Toujours est-il que les festivités nécessitent de la préparation. "Nous avons tenu une réunion avec l’échevin des fêtes et de l’animation de la cité et l’ensemble des présidents des sociétés folkloriques afin de faire un premier point en ce moment de l’année, à la lumière de la situation sanitaire, et d’évoquer l’avenir des soumonces et carnavals 2021", explique Jacques Gobert (PS), bourgmestre.

"Je dois bien avouer que le climat de cette réunion était très lourd, il y avait beaucoup de tristesse. Personne n’est optimiste pour l’avenir. Nous avons décidé de nous revoir à la fin du mois de novembre afin de nous positionner officiellement quant à la tenue ou non des festivités. Nous n’avons pas la main sur tout. Au-delà de la situation sanitaire en tant que telle, nous dépendons d’autres niveaux de pouvoir et d’arrêtés."

Les sociétés carnavalesques ont toutefois été invitées à réfléchir à des alternatives. "L’idée, c’est de se pencher sur d’autres types d’activités qui pourraient se substituer au folklore tel qu’on le connait aujourd’hui, dans le but de maintenir le lien entre les personnes, les sociétés, les citoyens, et assurer la continuité de l’animation des villages. Nous espérons sincèrement que si une décision difficile doit être prise, nous aurons malgré tout la possibilité de proposer autre chose."

À ce stade cependant, rien n’est sur la table. "Les sociétés sont très actives, tout au long de l’année, et ne manquent pas d’imagination. Nous attendrons leurs propositions et prendrons une décision à la fin du mois de novembre." L’idée avait déjà été évoquée en mars dernier mais le contexte sanitaire n’avait pas permis de l’envisager plus sérieusement. Reste donc à espérer que l’histoire ne se répète pas une nouvelle fois.