C’est par le biais d’une lettre ouverte que La Ligule, mini-centre de vacances du Roeulx, s’est exprimé sur la situation des gîtes avec spa privatif. Après un flou sur une potentielle reprise, le gouvernement a pris sa décision : les centres de bien-être ne reprendront pas en même temps que les métiers de contact. Une nouvelle qui ne fait pas les beaux jours des gîtes. "Les espaces de bien-être sont sous-estimés, j’ai l’impression, par les politiques", déplore Benoit Vandenbergh, gérant de l’établissement. "Attention, nous sommes très contents de pouvoir ouvrir nos gîtes privés, mais sans le spa, les locations sont impactées. En été, les clients ont la possibilité de sortir mais ici, en hiver, l’espace bien-être est un atout considérable."

D’autant plus que le mois de février est crucial pour le secteur, avec les vacances de carnaval et la fête des amoureux. Benoit et sa femme, Charlotte, dénoncent une situation qu’ils considèrent comme injuste. "C’est absurde de refuser notre réouverture avec toutes les mesures que nous avons mis en place", explique le gérant. "Les chambres d’hôtel, qui ont des spas privatifs, ont le droit de les mettre à disposition et nous pas… C’est d’un ridicule !"

Dans leur lettre ouverte destinée au ministre Clarinval, les deux gérants citent l’ensemble des mesures prises pour limiter toute contamination. Lorsque les clients se présentent à La Ligule, ils sont accueillis par une personne qui porte le masque et qui se désinfecte régulièrement les mains. Les clients se changent dans des vestiaires, désinfectés, où des peignoirs et essuies de bain sont proposés. Les gérants l’assurent, les tissus sont lavés entre chaque personne à une température de 60 degrés. Une fois dans l’infrastructure, les eaux sont chlorées pour que les bactéries soient tuées. "Le hammam est désinfecté avec des sprays bactéricides, virucides", commente Benoit Vandenbergh. "Ces produits sont tellement forts et efficaces que mon épouse et moi avons du mal à respirer à ce moment-là."

Les gérants demandent des preuves, des études qui prouveraient de telles mesures restrictives. "Il ne s’agit là pas de mesures pour la santé de tous, car sur le terrain, le risque semble plus que limité voire inexistant", ont écrit Charlotte et Benoit. Ces derniers réclament une réouverture des spas privatifs au plus vite, après le respect des protocoles sanitaires.

Alors même si La Ligule peut compter sur l’ouverture, le week-end passé, de son petit parc animalier, les gérants sont conscients que ce n’est pas le cas pour tout le monde. Ils comprennent la raison, pour certains, d’ouvrir clandestinement. D'ailleurs l'appellation "non-essentiel" dérange dans le secteur. "Nous représentons, certes, une petite partie des personnes touchées par la situation, mais on est tout autant important", termine le gérant. "La santé mentale doit devenir une préoccupation, surtout après l’année que nous avons connue. Les gens ont besoin de détente." Benoit et Charlotte attendent une réponse des gouverneurs… et le plus vite possible !