Centre

Le personnel concerné pourra bénéficie d'un crédit vestiaire de 12 minutes par jour presté.

C’est une victoire pour la CNE. Le syndicat a en effet obtenu de la direction du CHU Tivoli une valorisation du temps de vestiaire comme temps de travail. En d’autres mots, le personnel soumis au port d’un vêtement de travail qui ne peut être mis et démis en dehors des lieux de travail, pourra profiter de quelques "avantages."

"La loi en la matière est claire mais il faut bien constater qu’il faut des années de combat pour qu’elle soit appliquée", explique Julie Coumont, de la CNE. "Depuis 2012, nous interpellions la direction du CHU pour que l’on puisse en discuter mais nous n’avions jamais été entendus. Il a finalement fallu l’intervention de l’inspection sociale pour que l’employeur soit mis en demeure et que les discussions débutent."

Des groupes de travail ont été constitués et direction et syndicats ont entamé les négociations. "Il y avait de nombreuses modalités à définir : comment mettre cela en place, combien de minutes estime-t-on,… ? Les discussions ne se sont pas toujours tenues dans un climat des plus sereins. Mais Tivoli est le premier hôpital de la région du Centre à se mettre à la page concernant cette thématique. D’autres devaient rapidement suivre"

Notamment Jolimont, où l’inspection sociale semble être intervenue une première fois mais aussi dans les maisons de repos ou encore au centre psychiatrique Saint-Bernard de Manage. "Le cas Tivoli pourrait faire jurisprudence. C’est d’ailleurs ce que nous espérons", poursuit Julie Coumont. "C’est une belle avancée pour nous et nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin. Certaines institutions en région montoise sont également concernées."

Concrètement, au Tivoli, un "crédit-vestiaire" de 12 minutes (six minutes pour s’habiller, six pour se déshabiller) par jour presté est désormais accordé au personnel concerné. Les crédits accordés pourront se cumuler jusqu’à deux heures maximum et être utilisés via des pauses de travail de maximum deux heures durant le temps de travail, après accord de la hiérarchie. Si les crédits disponibles sont de deux heures mais n’ont été utilisés, le responsable hiérarchique planifiera leur récupération dans les 15 jours.

Un système validé par le syndicat comme par la direction, qui insiste sue le fait que ce changement n’aura pas d’impact sur le fonctionnement même de l’hôpital et n’intervient qu’à la suite d’une demande de l’inspection sociale.