Centre Pascal avait une œsophagite aiguë. On lui a pourtant dit qu’il n’avait rien.

Cela fait tout juste une semaine que Patrick Céri s’est rendu aux urgences du CHR Tilleriau à Soignies. Une visite qui a mal commencé avant même d’entrer dans l’hôpital… "Je suis resté bloqué plus de dix minutes à la barrière d’entrée avant qu’un infirmier ne vienne ouvrir avec sa carte. Derrière moi, il y avait deux véhicules avec des enfants en bas âge !"

Une fois à l’intérieur, Patrick Ceri a été vu par un infirmier qui lui a précisé qu’un médecin allait arriver. " Le médecin en question, c’était un ‘gamin’ stagiaire d’une vingtaine d’années. Je lui ai expliqué mon problème. Il m’a écouté puis il m’a dit qu’il s’était trompé de patient. Ensuite, il a mélangé l’ensemble de mes posologies pharmaceutiques avec des grammages différents."

Une prise de sang a également été effectuée. "Je ne comprends vraiment pas pourquoi mais on m’a dit que c’était une prise de sang pour le cœur…"

Au final, le Sonégien a passé plus de trois heures aux urgences pour qu’on lui dise qu’il n’avait rien. "Vu mes douleurs, j’ai quand même demandé si l’on ne prescrivait rien. J’ai finalement eu droit à une ordonnance pour des pastilles Rennie."

Le lendemain, les douleurs étant toujours présentes, Patrick s’est rendu chez son médecin qui a diagnostiqué une œsophagite aiguë. "J’avais pourtant bien précisé d’emblée aux urgences que j’avais déjà eu des œsophagites…", souligne-t-il.

Au final, Patrick dit avoir vu un infirmier, deux stagiaires et une "urgentiste". "Je me demande, en tout cas, comment ça se passe quand il y a du monde parce que nous n’étions que trois dans la salle d’attente. À cette allure-là, ce ne sont plus des urgences."

Sakina Yildirim, responsable communication du CHR, a retracé le parcours du patient. Selon elle, il a été vu par un médecin. "Nous avons un rôle pédagogique. C’est pourquoi nous travaillons aussi avec des stagiaires. Mais, il faut, par exemple, savoir que toute prescription d’un stagiaire est vue et doit être acceptée par un médecin."

Pour ce qui est du temps passé, la responsable communication tient à mettre en exergue que sont également admis aux urgences les patients arrivant en ambulance Smur. "Tous ceux-là ne passent pas par la salle d’attente. Ceux qui s’y trouvent ne les voient donc pas ", nous a-t-elle indiqué en ajoutant. "Il y a un réel souci d’offrir le meilleur service. C’est pourquoi nous faisons régulièrement des enquêtes de satisfaction. Les résultats de celles-ci sont positifs."