Le CPAS présente son budget 2020. Des chiffres colossaux qui témoignent d'une activité importante, menée sans tambours ni trompettes. 

Jeudi soir, le budget du CPAS de Binche passe sur la table du conseil communal. Son président Jean-Luc Fayt et le bourgmestre Laurent Devin profitent de l’occasion pour mettre en lumière les missions de l’action sociale dans la Cité du Gille. Car les chiffres sont assez éloquents…

"Pour 2020, le CPAS dispose d’un budget de 26,5 millions d’euros", indique Jean-Luc Fayt. "À titre de comparaison, le budget de la Ville est de 36 millions. C’est donc un budget important, et nous en avons bien besoin pour notre personnel et nos missions."

Des missions qui vont de la prise en charge des frais médicaux à la médiation de dettes en passant par l’aide en matière d’énergie ou encore l’accès à la culture. "Il y a aussi les bénéficiaires des revenus d’intégration sociale", complète le président. "Ils étaient 370 en 2011 et 565 en 2019. Nous avons réussi à juguler le problème des exclus du chômage. Nous avions ainsi prévu une réserve de 500.000 euros à laquelle nous n’avons pas dû toucher."

Jean-Luc Fayt a également mis le paquet sur les articles 60 qui permettent aux bénéficiaires du CPAS de retrouver leurs droits au chômage grâce à des contrats de travail. "Retrouver ces droits est déjà une chose importante, mais nous allons plus loin. Des assistants sociaux accompagnent les articles 60 durant les six derniers mois de leur contrat pour les aider à retrouver un emploi. C’est un véritable processus de resocialisation."

L’action sociale occupe donc une place importante dans la Cité du Gille. "On dit toujours que Binche est une ville de fêtes, c’est vrai. Mais il y a aussi un travail important mené pour l’action sociale, même si c’est plus discret. Le Tour de France par exemple a coûté à la Ville, subsides déduits, 36.000 euros. Le budget du CPAS, c’est 26 millions", conclut Laurent Devin.