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Le personnel avait été victime de plusieurs agressions et ne se sentait plus en sécurité.

Ces dernières années, les travailleurs du CPAS de La Louvière ont été confrontés à une recrudescence de violence à leur égard. À tel point que la direction a dû prendre des mesures et faire appel à une agence de gardiennage. Depuis que les gardiens assurent la surveillance du bâtiment de la rue de la Concorde, le climat semble plus serein.

"Nous avions connu une première altercation entre un citoyen et nos agents fin d’année dernière et, quelques jours plus tard, peu de temps avant ma prise de fonction en janvier, une altercation entre plusieurs citoyens mais au sein de nos bureaux", se souvient Nicolas Godin, président du CPAS. "Les travailleurs avaient rapidement réclamé plus de sécurité et je m’étais engagé à prendre des mesures."

Il aura fallu quelques mois pour que cela soit possible. "Il ne s’agissait pas de confier cette mission à des têtes brûlées, nous travaillons avec des publics fragilisés et rechercherions donc des profils spécifiques. Le ton peut facilement monter suite à des situations complexes, de l’incompréhension,… Il a fallu réfléchir à la meilleure façon de faire. Aujourd’hui, l’équipe est présente de l’ouverture à la fermeture de l’accueil au public. Le bilan semble positif, le climat est plus serein et le personnel se sent plus en sécurité."

Pour autant, le président de CPAS se serait volontiers passé de cette démarche. "Il est évidemment malheureux d’en arriver là ! C’est malheureusement lié à l’évolution de la société, au fait que les citoyens soient de plus en plus sous pression. Nous travaillons avec des publics très divers, de la famille qui vient simplement chercher quelques informations à la personne sans abri qui vient chercher des bons alimentaires."

Le recours à cette société de gardiennage sera régulièrement remis en question. Mais jusqu’ici, le président n’exprime aucun regret. "C’est complémentaire avec les actions de sensibilisation que nous menons au sein de nos bâtiments, que ce soit à la Concorde ou dans nos antennes. Nous tentons d’expliquer au mieux à nos publics pourquoi l’attente peut être longue, comment les dossiers sont ouverts et gérés, selon quels critères,… Nous pensons que cela peut désamorcer certaines choses."

Notons encore que récemment, les agents ont pu porter assistance à une personne victime d’un malaise dans les locaux du CPAS. Leur présence n’est donc pas que rassurante, elle est également bénéfique pour les bénéficiaires.