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Willy Borsus est venu saluer l’un des "fleurons de la Wallonie".

Mercredi matin, le ministre-Président wallon s’est rendu au pied des vignes à Haulchin. Willy Borsus était venu en personne saluer le travail du vignoble des Agaises, reconnu comme l’un des fleurons des entreprises wallonnes.

"La production vinicole en Wallonie a augmenté et s’est professionnalisée. C’est devenu un atout de notre région", souligne Willy Borsus. "Le Ruffus en est l’un des fleurons. Le vignoble incarne en outre l’image de cette Wallonie qui va de l’avant."

Le Ruffus, ce n’est pas une grande découverte pour le ministre-Président. Il avait déjà eu l’occasion de visiter le vignoble il y a six ans. Raymond Leroy et son équipe étaient alors installés dans une ferme. Depuis, il a coulé de l’eau et du vin sous les ponts. Le vignoble s’est agrandi et dispose d’un chai aussi confortable que moderne.

Impressionné, Willy Borsus a pu mesurer le chemin accompli en quelques années par le vignoble des Agaises. Un chemin encore loin du terminus. "Nous allons agrandir la cave de moitié", annonce Raymond Leroy. "La vendange 2018 a été exceptionnelle. Il va falloir de la place."

De nature curieuse, Willy Borsus ne s’est pas montré avare de questions durant la visite. Historique du projet, nature du sol, procédés techniques, difficultés rencontrées ou encore écoulement de la production… Le Ruffus n’a plus aucun secret pour lui.

"Au-delà de la qualité du produit, c’est aussi une belle aventure", relève Willy Borsus. "C’est important de mettre en valeur les atouts dont dispose notre région. Mais aussi d’être sur le terrain pour avoir un contact direct avec nos entrepreneurs."

Justement, du côté du vignoble, on ne laisse pas filer la perche. "Nous sommes toujours très honorés de voir notre travail reconnu de la sorte", indique Arnaud Leroy. "Ce genre de rencontres est aussi l’occasion de faire passer des messages à des responsables que nous pourrions difficilement joindre en temps normal. Nous voudrions justement que les autorités revoient les accises sur les vins pétillants. Actuellement, elles sont plus chères que pour les vins tranquilles. Ça a été décidé à une époque où l’on visait le champagne comme produit de luxe. Mais cette distinction n’a plus beaucoup de sens aujourd’hui."

Un message bien reçu par le ministre-Président wallon. "Je pense que des ajustements sont envisageables. Je serai en tout cas ouvert à porter le débat jusqu’au fédéral dont dépend la question", conclut Willy Borsus. Les partisans d’éventuels ajustements favorables à nos "champagnes belges" devraient être nombreux.

G.La