Centre Le député sonégien François Desquesnes a interpellé Willy Borsus.

Les prochains jours s'annoncent cruciaux pour l'avenir de Durobor et la concrétisation de son projet de reprise. Les ex-travailleurs de la gobeleterie de Soignies qui portent le dossier sont toujours à pied d'oeuvre pour tenter de convaincre les partenaires financiers, dont la Sogepa. "Le travail d’élaboration du plan financier continue avec le soutien du consultant externe", confirme le ministre wallon de l'économie Willy Borsus (MR), questionné par le député François Desquesnes (cdH) qui suit attentivement ce dossier.

"La mission de ce consultant est de structurer et de formaliser le projet porté par les anciens travailleurs, de l’objectiver eu égard à l’historique de Durobor et de dégager le besoin financier réel tenant compte de toutes les contraintes liées à un redémarrage des activités industrielles post-faillite", poursuit le ministre. "Cette phase de redémarrage générerait nécessairement une dépense non négligeable pour couvrir la remise à niveau des outils de production, les investissements, dont ceux liés à la mise en conformité par rapport aux normes environnementales, ainsi qu’un fonds de roulement suffisant."

Les documents utiles pour une demande de financement devraient être disponibles dans le courant de ce mois de novembre. "Le facteur temps est important pour essayer de conserver une partie de la clientèle de Durobor", insiste Willy Borsus. "C’est une des raisons pour laquelle la Sogepa a mandaté un consultant."

Le projet avance bien et la plupart des signaux sont au vert mais Willy Borsus préfère tempérer. "Si la Région wallonne peut se réjouir de la marque de soutien d’une série de parties prenantes au projet, dont certains clients, il est encore trop tôt pour se prononcer sur la faisabilité du projet et sur son financement. Il apparaît logique, à ce stade, de vérifier dans un premier temps la solidité du projet industriel et la hauteur du besoin financier avant de démarcher, le cas échéant, d’autres partenaires financiers (privés et publics), les clients et les fournisseurs stratégiques."

Pour rappel, le projet de reprise prévoit de relancer deux lignes de production de verres timbales (sans pied) et d'engager 85 des 145 travailleurs présents avant la faillite en mai dernier.