Un arrêt de travail a été observé en matinée afin de dénoncer une situation qui dure depuis trop longtemps.

La coupe est pleine pour les enseignants de l’Athénée Provincial de La Louvière, situé au Boulevard du Tivoli. Ce mardi, durant une heure, un arrêt de travail a été observé. Professeurs et élèves sont ainsi restés dans la cour de l’établissement afin de protester contre plusieurs points qui posent problème depuis déjà plusieurs années et qui ne semblent pas trouver de solution.

Une délégation de professeurs a pu être reçue par le directeur régional du Centre et par un représentant de la présidente, Fabienne Capot. La liste des doléances est plutôt longue mais l’accent a particulièrement été mis sur le manque de chauffage dans certains locaux. Les professeurs signalent même qu'en plein mois de novembre, la climatisation fonctionne dans l’une des classes.

"L’action du personnel me semble justifiée. Un étage n’est pas chauffé et lorsque l’on arrive en période hivernale, il arrive que l’on soit contraint de suspendre les cours, qui doivent alors être rattrapés ultérieurement", regrette Robert Boon, préfet. "L’information a déjà été répercutée à plusieurs reprises sans qu’aucune solution ne soit trouvée."

S’il n’a pas la main sur la situation, le préfet soutient son personnel. "Les professeurs remettront une série de doléances aux autorités compétentes. De mon côté, je ne peux pas faire grand-chose, je suis entre deux chaises. Mais il est temps que les choses bougent et que les élèves puissent évoluer dans des conditions aussi confortables que possible."

Au-delà d’une température clairement trop basse dans certaines salles, le personnel évoque également "un manque de personnel d’entretien, des poubelles qui débordent et des classes qui ne sont pas nettoyées, l’accès à une seule photocopieuse pour l’ensemble du personnel, le nombre insuffisant de toilettes pour les 1350 élèves de l’établissement, des travaux commencés mais non-achevés, des fuites d’eau dans les laboratoires et l’impossibilité d’utiliser les robinets de certains locaux."

On notera également "des problèmes d’éclairage, l’absence de locaux pour certains professeurs par manque de place" ou encore l’absence "d’un plan d’évacuation en cas d’incendie ou autre problème." Enfin, le personnel (éducateur, économie et secrétaire de direction) serait contraint de distribuer les repas, faute de personnel suffisant en cuisine. Les enseignants sont à bout de nerf et préviennent : si la situation devait perdurer, d’autres actions seront organisées.