Il n’y aura finalement pas d’assouplissement relatif au port du masque en Wallonie ce 1er octobre. Le Gouvernement wallon a en effet décidé de maintenir sur son territoire l’obligation du port du masque dans les secteurs où il est actuellement d’application, par exemple le secteur horeca ou les commerces, alors que le 17 septembre dernier, le contraire avait été annoncé. Pour les citoyens mais aussi pour les bourgmestres, chargés de communiquer et de faire respecter la mesure, l’incompréhension est grande.

"Je ne juge pas le fond de la décision mais bien sa forme", tempère Maxime Daye, bourgmestre de Braine-le-Comte et président de l’Union des Villes et Communes wallonnes. "Les mesures sanitaires touchent au bien-être et à la psychologie des personnes et en ce sens, les autorités se doivent d’être rassurantes, d’apaiser et de donner des lignes claires. Ce n’est pas le cas ici ! Si les autorités cafouillent, n’expriment leur avis qu’en dernière minute, on rajoute au mal-être et à l’énervement."

Jusqu’à ce jeudi, le bourgmestre rassurait les commerçants et indépendants qui l’interpellaient, précisant qu’à partir de ce premier octobre, le port du masque ne serait plus obligatoire dans une série de lieux. "Aujourd’hui, je suis contraint d’annoncer le contraire alors que nous ne disposons encore d’aucune base légale. Nous n’avons absolument aucune information officielle si ce n’est l’information parue dans la presse ce jeudi en soirée."

Un constat qui enrage le bourgmestre. "En tant que président de l’UVCW, j’ai eu la possibilité de m’exprimer durant cette crise et j’ai souvent dénoncé le manque de communication du haut vers le bas et les délais entre l’annonce d’une décision et la disponibilité des textes officiels. On a souvent rejeté la faute sur le niveau fédéral mais force est de constater qu’ici, la Région avait la main et qu’il n'y a aucune différence. C’est un manque de respect pour les citoyens et pour les bourgmestres."

En première ligne, ceux-ci essuient bien souvent les plâtres et subissent colère et insultes. "On fait appliquer la loi parce que c’est notre devoir. Mais trop, c’est trop. Jusqu’à la dernière minute, personne n’avait laissé entendre que les assouplissements ne seraient pas validés." Maxime Daye juge cependant la mesure logique. "On aurait sinon eu 15 jours de battement entre la tombée du masque et l’imposition du covid safe ticket, ce qui n’avait pas de sens", conclut-il.

En attendant, pas question donc de se débarrasser du masque sanitaire. Lorsque le Covid Safe Ticket « étendu » à plusieurs secteurs sera d'application en Wallonie, les modalités relatives au port du masque seront revues dans certains secteurs.