Ce jeudi, La Louvière représentait la Belgique à l’European Crime Prevention Award, une cérémonie virtuelle organisée par l’European Crime Prevention Network et ayant eu pour thème, cette année, le cyberharcèlement. Un sujet sur lequel la ville de La Louvière planche justement à travers son projet « 100% respect. » Lancé concrètement en fin d’année 2020, il se poursuivra encore dans les prochains mois et les prochaines années.

La nomination n’a finalement abouti sur aucun prix mais pour la ville, il s’agit malgré tout d’une belle reconnaissance et d’une opportunité de valoriser les outils développés afin de lutter contre les violences visibles et invisibles liées au phénomène de cyberharcèlement. "C’est une thématique qui fait l’objet d’une attention particulière, notamment à travers le plan zonal de sécurité", précise Maximilien Plancq pour la ville de La Louvière.

"En collaboration avec notamment l’Université de Mons, des contacts ont été pris avec différents acteurs de terrain, qu’il s’agisse de la zone de police ou de services d’accompagnement, et avons lancé une campagne de sensibilisation à l’attention des écoles du territoire, indépendamment du type de réseau ou d’enseignement. Des formations ont été dispensés par l’UMons, dans l’objectif que chaque enfant puisse trouver, dans son environnement direct, des professionnels qui soient aptes à traiter cette thématique."

Des espaces de paroles régulés ont également été mis en place dans les écoles et les cours de récréation sont actuellement réaménagées de telles façon à offrir des espaces "safe." "C’est vraiment un projet que l’on envisage sur le long terme, il ne s’agit pas de s’arrêter à l’une ou l’autre action. Nous avons prioritairement ciblé les écoles car nous savons qu’il s’agit d’un lieu malheureusement propice au harcèlement et au cyberharcèlement mais le projet ne se limitera pas aux établissements scolaires."

La participation de la ville à l’European Crime Prevention Award lui aura en plus permis de prendre connaissance de bonnes pratiques européennes quant à cette problématique. De quoi donner des idées pour la suite, même si la prochaine étape est d’ores et déjà connue : l’implémentation de l’application CyberHELP, qui permet aux étudiants d’effectuer des captures d’écran lorsqu’ils sont victimes ou témoins de cyberharcèlement et de les transmettre à qui de droit pour y mettre un terme.