Centre Une nouvelle demande de permis a été émise par la famille Pattyn.

La saga des cochons n'est pas terminée à Ronquières. Plus d'une année après le refus du recours pour le projet de construction d'une porcherie industrielle, la famille Pattyn vient de déposer une nouvelle demande de permis unique. Elle concerne toujours la construction et l'exploitation d'une porcherie d'engraissement pour 1 800 porcs à la rue du Tombois.

La demande de permis comprend également les équipements nécessaires à l'alimentation de ces animaux. A savoir : un hangar de stockage de 1500 tonnes de pommes de terre, un hangar de stockage de 700 tonnes de céréales ou encore la création d'un forage pour capter de l'eau souterraine à hauteur de 8 000 m³ par an. Ajoutons aussi les équipements annexes comme un hangar de stockage de matériel, une cabine haute tension, un corps de logis, une cuve à mazout de 5 000 litres et l'installation de 180 panneaux photovoltaïques.

L'ensemble du dossier sera consultable au service environnement dès le 23 août. L'enquête publique ouvrira le même jour. Mais les riverains et opposants au projet n'ont pas attendu pour déjà se mobiliser. Une réunion citoyenne est d'ailleurs prévue le 27 août à la salle de l'ancienne gare de Ronquières.

"Même si il y a des modifications dans la demande, il n'est pas acceptable de laisser s'établir une usine à maltraiter les animaux qui en plus est tout à fait hors du temps et des conseils du ministre Carlo Di Antonio qui avait déjà refusé le précédent projet", commente le collectif de citoyens opposé au projet.

Pour rappel, le projet avait été déposé une première fois en 2017 par une famille d'agriculteurs brainois, les Pattyn. Mais il avait immédiatement provoqué une levée de boucliers. De la part de riverains, qui craignaient les nuisances mais aussi de la part de citoyens inquiets du bien-être animal.  En février 2018, la Ville de Braine décidait d'un refus. Un recours avait été émis mais le ministre Di Antonio avait confirmé la position de la Ville.

Contacté, le demandeur du projet refuse pour le moment de commenter la nouvelle demande de permis.