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Une troisième période de souscription sera ouverte cet été pour récolter les fonds et les tonnages nécessaires.

C'est désormais une question de semaines avant que la construction de la sucrerie de Seneffe puisse définitivement être décidée et lancée. Le permis unique, qui avait fait l'objet de trois recours, est officiellement validé depuis un mois tandis que les conditions financières et le tonnage de betteraves nécessaires sont proches d'atteindre les objectifs fixés.

La coopérative des betteraviers transformateurs (CoBT) n'était jusqu'à présent toujours pas parvenue à récolter les 50 millions d'euros en parts détenues par les agriculteurs. Après deux périodes de souscriptions lancées en novembre 2018 puis en mars 2019, il manquait encore 4 millions d'euros et 150 000 tonnes de betteraves pour lancer le processus de construction de l'usine avec une force financière et un seuil de rentabilité garantis.

Mais la CoBT n'a pas baissé les bras. Ils ont convoqué plusieurs assemblées avec les coopérateurs des différentes régions. "A cette occasion, nous avons élu 48 délégués ainsi que trois nouveaux administrateurs pour en totaliser sept", confie Karine Viseur, assistante coordinatrice du projet. "Nous leur avons aussi proposé une nouvelle alternative de contrat afin d'atteindre les objectifs. Pour cela, une troisième souscription sera ouverte dans le courant du mois d'août pour une durée de quatre à six semaines."

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Les coopérateurs déjà présents pourront ainsi souscrire à davantage de tonnages. "Parallèlement, de nouveaux coopérateurs viennent se greffer au projet de façon spontanée. Nous sommes donc vraiment très motivés et enthousiastes. Nous allons y arriver. En octobre, une fois la troisième souscription terminée, nous prendrons la décision de construire ou non l'usine. Mais je suis certaine que nous allons y arriver. Surtout que nous venons de trouver de nouveaux actionnaires privés."

Pour rappel, le projet de la sucrerie est prévu sur un site de 25 ha, situé le long de l’autoroute E19, non loin de la sortie Feluy. Le budget total du projet, jusqu’à sa mise en service en 2022, est estimé à 326,7 millions d’euros. L’usine serait active 115 jours par an, dès 2022. Durant cette période, elle aura la capacité de travailler, à son optimum économique et énergétique, un total de 14 000 tonnes de betteraves par jour. En plus de fournir "un revenu équitable" aux 1250 familles d'agriculteurs impliqués dans le projet, ce sont 98 emplois temps plein directs et plus de 300 emplois indirects qui seraient créés.