Centre

Deux tiers des généralistes ont plus de 50 ans. Le PS tacle le numerus clausus de De Block.

En pleine campagne, le PS a fait de l’accès aux soins de santé un cheval de bataille. La question se montre épineuse dans la région du Centre où de sérieuses difficultés pointent à l’horizon.

"En région du Centre, deux tiers des médecins généralistes ont plus de 50 ans", relève Laurent Devin, tête de liste PS pour les régionales. "Avec le numerus clausus instauré par Maggie De Block, il suffit de se projeter pour voir les difficultés auxquelles seront confrontés tant nos médecins que les citoyens de notre région. À Binche déjà, les médecins se sont regroupés pour pouvoir faire face aux gardes du week-end. Idem pour les pharmacies. Il faut parfois aller bien loin pour en trouver une de garde."

La solution ? "Il faut rééquilibrer la politique qui a été menée durant cette législature et qui a fait profiter largement davantage la Flandre que Bruxelles et la Wallonie", professe le Binchois. Le PS veut même aller plus loin pour garantir l’accès aux soins de santé. "Nous plaidons pour des consultations gratuites tant chez les médecins généralistes que chez les dentistes", poursuit Laurent Devin.

Ces consultations gratuites ne risquent-elles pas de conduire à des abus, certains pouvant se rendre chez le médecin pour le moindre bobo ? Et comment financer une telle mesure, alors que les gouvernements qui se succèdent déplorent inlassablement un manque de moyens et s’activent à opérer des coupes budgétaires ?

"On ne va pas le chez le médecin par plaisir", répond Laurent Devin. "Par contre, il y a des gens qui n’y vont pas parce qu’ils n’en ont pas les moyens. C’est cela que nous ne pouvons pas accepter. Quant au budget d’une telle mesure, il y a un choix de société à faire. Nous avons vu un gouvernement déconnecté de la réalité, dont les mesures ont augmenté les inégalités. Avec le PS, nous faisons le choix de la solidarité. Nous voulons renforcer l’accès aux soins de santé et par ailleurs renforcer la lutte contre la fraude fiscale."

Enfin, il faudra accompagner les synergies qui se dessinent entre les hôpitaux de la région. On le sait, avec la CUC, Laurent Devin plaide pour un pôle de développement axé sur le sport, l’étude et la santé. Sacré chantier en perspective pour la région du Centre.