Ce n’est plus à démontrer, la technologie fait partie intégrante de notre enseignement. Tablettes ou encore tableaux interactifs, divers outils sont maintenant à la disposition des établissements belges. Mais au Roeulx, les autorités communales vont encore plus loin.

Ce mercredi matin, c’était l’inauguration d’un mur interactif à l’école G. Price de Ville-sur-Haine. Un outil de 20 000 euros, dont Le Roeulx est seulement la cinquième commune a en posséder dans le Hainaut, comme la ville de Binche. "C’est un outil avec un énorme potentiel", explique l’échevin de l’enseignement, Jean-Francis Formule. "Les enfants peuvent apprendre de la géographie ou de l’histoire sans s’en rendre compte parce qu’ils jouent. Les informations sont enregistrées et ils passent un bon temps, que demander de mieux ?" Apprendre, jouer et bouger, trois concepts qui résument la philosophie de ce nouvel outil.

Les enfants de l’école G. Price ont commencé par le cours de gymnastique. Un petit parcours avait été mis en place, avec en bout de course l’écran interactif. Passage au-dessus de barres, sous des chaises, équilibre sur un banc, les élèves terminent par devoir viser une cible sur l’écran. Deux équipes s’affrontent et celle qui remporte le plus de points, gagne. Après l’amusement, vient le moment des mathématiques. Matière redoutée par les enfants, c’est le sourire aux lèvres que les petits commencent le jeu. "Les enfants sont conquis par l’outil", constate la directrice, Anne-Christel Vilain. "L’apprentissage par le jeu est tout de suite plus intéressant pour eux mais aussi pour les enseignants. Des élèves heureux de venir en cours, c’est important."

© M.Da.

Français, Géographie, Sciences, toutes les matières peuvent être déclinées sur l’écran. Un outil qui peut permettre d’imaginer des concepts originaux comme un quizz sur les dinosaures ou la création de constellations avec des coordonnées. L’objectif premier reste d’inculquer les valeurs de travail d’équipe et de solidarité. Et au vu des témoignages des élèves présents ce mercredi, le but est atteint. "C’est plus drôle que d’être assis sur une chaise sur un bureau", avoue Clara, élève de sixième année. "Au lieu d’être toute seule pour faire des exercices, on travaille en équipe avec ses copains." La séance s’est d’ailleurs terminée par de la relaxation, pour calmer les esprits échauffés.

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C’est également un grand succès du côté du corps enseignant. "La première fois que nous avons vu ce projet, nous avons été sous le choc", raconte Anne-Christel Vilain. "Nous nous rendons déjà compte des bienfaits de cet appareil. Certaines enseignants ont été sceptiques quant à la facilité d’utilisation de l’outil, mais au final, tout le monde est heureux." Ces derniers ont été formés pendant une dizaine de jours pour se familiariser à l’outil. Les enseignantes auront aussi l’occasion de créer leurs propres jeux.

Le projet pourrait d’ailleurs s’étendre à d’autres domaines. "Nous pourrions même déborder des écoles plus tard notamment avec l’éducateur de rue", explique Jean-Francis Formule. "Pourquoi pas le mettre à la disposition des interactions intergénérationnelles. On peut imaginer avoir des personnes du home Saint-Jacques venir ici avec des enfants pour collaborer sur des jeux." Un outil qui a donc encore de l’avenir au Roeulx.