Centre De nombreux camions traversent la commune pour éviter le chantier de l'E19/E42.

Ce vendredi et ce week-end, les désagréments liés au chantier de l'autoroute E19/E42 entre Obourg et Jemappes ont pris des proportions gigantesques. La faute à des réparations urgentes qui ont dû être effectuées à hauteur de Mons. Des kilomètres de files de véhicules se sont accumulés durant ces trois jours. La situation s'est heureusement apaisée avec la fin de ces réparations urgentes ce dimanche. Mais les embarras de circulation liés au chantier restent importants.

Aux heures de pointe, les bouchons sont devenus inévitables. Certains automobilistes et certains conducteurs de poids lourd décident alors de quitter l'autoroute pour emprunter les voiries secondaires. C'est le cas du côté de Tertre, Baudour et Ghlin avec la route de Wallonie mais aussi du côté d'Obourg, Havré et même Ville-sur-Haine et Le Roeulx, avec la N552 et la N538.

De quoi fortement irriter les riverains de ces villages. "Cette situation devient invivable dans nos villages. Avec le bruit incessant, la pollution, les klaxons, les injures, nous vivons un véritable calvaire", peste un habitant de Ville-sur-Haine tandis que le centre du Roeulx est aussi impacté : "C'est une véritable calamité", assure un riverain de la rue Grande. "Les voitures roulent dans les deux sens à plus de 70km/h alors que la rue est étroite. Nous devons subir ça au quotidien."

Le bourgmestre du Roeulx est conscient de cette situation. "Le problème s'est un peu calmé ce lundi matin mais il est vrai que c'est récurrent dès qu'il y a des files sur l'autoroute. Il faut savoir que la traversée de Ville-sur-Haine est normalement interdite aux poids-lourd de plus de 5 tonnes, sauf la desserte locale. La police peut théoriquement sanctionner ces camions. Mais ça reste compliqué à faire lorsqu'il y a beaucoup de camions qui passent."

Depuis le 21 février, le chantier visant à réhabiliter l’autoroute E42/E19 entre Obourg et Jemappes en direction de la France, impacte les deux sens de circulation. "L’objectif est d’achever ce chantier pour le 1er semestre 2020, en relâchant certains tronçons avant cette date et en poursuivant alors uniquement le travail sur les ouvrages d’art", explique la Sofico, en charge du chantier.