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En cause : un conflit dans l'attribution du marché qui est porté devant la justice.

Cela fait désormais plus de dix ans que le site de l'union chimique belge (UCB) est en cours de réhabilitation. Les 25,7 hectares de terre répartis sur le territoire de Mons et du Roeulx devaient néanmoins enfin entrer dans leur dernière phase avec la réhabilitation de la partie nord, sur la zone du Roeulx. Les travaux devaient débuter au second trimestre 2019. C'était cependant sans compter sur un conflit au niveau de l'attribution du marché.

La décision du conseil d’administration de la SPAQuE, l'entreprise en charge des manœuvres, a été contestée par un recours de la société qui avait été écartée du marché. "Le tribunal leur a donné raison donc la décision du conseil d'administration a été suspendue", explique la SPAQuE. "Ensuite, cette société a introduit un recours en annulation qui est suspensif. Nous ne pouvons donc pas notifier le marché et entreprendre les travaux."

Pendant que l'entreprise SPAQuE patiente que la justice tranche vis-à-vis de ce recours en annulation, le collège communal du Roeulx planche sur l'avenir de ce site. C'est dans cette optique qu'une procédure de modification de plan de secteur vient de débuter avec la volonté de faire passer cette zone industrielle en zone d’activités économiques mixtes. Si tout va bien, la commune récupérera le terrain en 2021 ou en 2022 avec le plan de secteur modifié.

En partenariat avec l'Intercommunale IDEA, la Ville du Roeulx projette d'y créer une zone artisanale d'un peu plus de trois hectares. Sur une partie de la zone, la SPAQuE, en charge de la réhabilitation du site, compte créer un parc de panneaux photovoltaïques. Sur l'autre, ce sont des petites et moyennes entreprises (PME) qui pourront s'installer pour profiter pleinement de ce lieu situé juste à côté de l'autoroute E19/E42.

Pour rappel, ce projet de réhabilitation a débuté en 2009. Une importante pollution avait immédiatement mis des bâtons dans les roues du projet. La faute aux activités historiques de l'UCB : cokerie, goudronnerie et fabrication de sous-produits (naphtalène, benzole, etc.). Il a été exploité de 1884 à 1985 soit pendant un siècle. Des concentrations en benzène (l’un des polluants les plus dangereux qui soient) atteignant 130 fois la norme de potabilisation et 1300 fois la norme concernant la consommation humaine avaient aussi été relevées.

De 2009 à 2015, SPAQυE a réhabilité plusieurs zones situées sur la partie sud du site. Plusieurs dizaines de milliers de mètres cubes de terres polluées ont été excavées et évacuées en centre de traitement agréé. Place donc désormais à la partie nord.