Les chemins de halage souvent souvent empruntés par les vélos, les joggeurs et les marcheurs pour son calme reposant, au long du Canal du Centre. L'Office du Tourisme du Roeulx en a d'ailleurs fait un passage essentiel pour les visiteurs sur le RAVeL, des itinéraires locaux balisés pour des balades en famille et pour les randonnées en tout genre. Ce dimanche, un Louviérois a poussé un coup de gueule, sur le réseau social Facebook, concernant la cohabitation entre les marcheurs et les cyclistes. L'homme y déplorait le manque de marquages au sol, rendant difficile le partage de l'espace.

Plusieurs utilisateurs ont d'ailleurs relaté les mêmes constatations et craignent des accidents plus sérieux à l'avenir. Ils demandent une réflexion permettant l'amélioration de la circulation sur ce chemin de halage. Une situation, dont est consciente la commune. "Le RAVeL est pris d'assaut depuis le début du premier confinement", a constaté l'échevin Damien Sauvage. "Les voyages étant interdits, les Belges sont de plus en plus nombreux à s'intéresser aux villes à l'intérieur du pays. C'est génial pour la commune et son tourisme, mais je reconnais que ce n'est pas facile pour tout le monde lorsque l'on se trouve sur le chemin maintenant."

Alors même si les autorités communales comprennent le point de vue de ces citoyens, la commune est limitée dans ses actions. En effet, les voiries le long des canaux appartiennent au Service Public de Wallonie. Contacté par nos soins, le SPW s'étonne de l'information, après n'avoir reçu aucune plainte concernant ce tronçon. "Le RAVeL est large de trois mètres sur le lieu", précise Serge Toussaint, porte-parole du SPW. "Il est, en tout cas, assez large pour que la circulation se passe bien entre les différents usagers. Nous n'avons pas été mis au courant de remarques spécifiques, donc rien n'est prévu à cet endroit." Séparation en deux de l'espace, ou mise en place de marquages au sol, aucune de ces modifications ne devraient donc voir le jour, pour l'instant. 

Pour le SPW, et la commune, il s'agit avant tout d'une responsabilité civile. "C'est difficile de légiférer car cela tient surtout de la bonne conduite de chacun", explique Damien Sauvage. "Rien ne peut remplacer le respect entre les usagers, et les règles de base. La situation est exacerbée par les mesures sanitaires actuelles, mais tout devrait revenir à la normale à la fin de la crise." Certains cyclistes rappellent également que le respect est dans les deux sens, et que plusieurs piétons oublient des comportements de sécurité comme se mettre d'un côté de la route ou être attentifs aux bruits environnants. De simples gestes, qui évitent des accident aux conséquences parfois lourdes.