Le visage du canal du centre historique s’apprête à subir quelques changements. D’ici la fin du mois de septembre, le service public de Wallonie (SPW) aura en effet procédé à l’abattage des frênes actuellement alignés le long du canal, entre l’ascenseur numéro 1 et le pont Capitte. En cause, la chalorose du frêne qui contamine progressivement les 91 arbres encore présents au niveau de ce bief.

La décision d’abattage a été prise par le SPW, en concertation avec les acteurs concernés, pour assurer la sécurité des riverains, des bateliers et des usagers du halage. "Les frênes concernés souffrent de cette maladie depuis plusieurs années. Initialement au nombre de 155, ils ont été progressivement réduits à 91 et sur ceux-ci, l’infection continue de progresser", précise le SPW.

Ces derniers mois, des tailles sanitaires conséquentes avaient déjà dû être effectuées sur plus d’une cinquantaine de sujets. Une dizaine d’autres sont morts sur pied et ont dû être abattus. La dégradation sanitaire de ces arbres provoque régulièrement des chutes de branches. "Leur dépérissement et l’inexistence de traitement représentent un danger pour la sécurité des usagers mais également pour la circulation des bateaux et le bon état des ouvrages hydrauliques."

Conscients que ce site est classé Patrimoine mondial de l’Unesco et que l’absence de ces arbres nuit à la beauté du lieu, les différents acteurs (le SPW mobilité et infrastructures, la commission royale des monuments, sites et fouilles, l’administration communale de La Louvière, l’agence wallonne du patrimoine, le SPW agriculture, ressources naturelles et environnement) se sont tous mis d’accord pour replanter de nouveaux arbres.

"Une réflexion approfondie a été menée afin de choisir l’essence à privilégier. Divers critères ont été pris en considération tels que la résistance aux maladies, l’enracinement, la croissance, etc. Les futurs arbres seront des chênes des marais de la variété "Helmond." Lors de leur plantation prévue en novembre prochain, ces spécimens seront d’une taille d’environ 5 à 6 m."

Les travaux d’abattage débuteront donc d’ici la fin du mois et se poursuivront jusqu’au 4 janvier pour un montant total de 142 139 euros.