Le centre de vaccination de Ronquières déserté par la population ? Les révélations de ce mardi, concernant une filière alternative à la vaccination, ont en tout cas mis en exergue l’excédent de doses disponibles au centre de Ronquières. Certains parlent même d’un rythme de vaccination plus lent dans le village brainois, que partout ailleurs. Pour l’AViQ, le travail du personnel médical n’est pas à remettre en cause. "Les équipes sur place font leur maximum pour atteindre un rythme de vaccination à 100%", explique Lara Kotlar, porte-parole de l’AViQ. "Les vaccins sont prêts, et le personnel également. C’est plus du côté des volontaires que cela coince…"

Selon l’organisme, les centres de proximités auraient la côte auprès des Wallons. Et par conséquent, les grands centres comme celui de Ronquières éprouvent des difficultés à remplir leur agenda. "Pour une raison que l’on a du mal à comprendre, certaines personnes de la région préfèrent se faire vacciner dans de plus petits centres", précise Lara Kotlar. "Les médecins font alors appel à la liste d’attente de Qvax, mais cela ne suffit pas."

L’AViQ reconnaît cependant que le périmètre sélectionné autour du site de Ronquières était sans doute trop restreint. "Il est vrai que plusieurs personnes ont été étonnées de ne pas retrouver ce centre dans leur suggestion lors de leur inscription à Qvax", poursuit la porte-parle. "Nous avons donc décidé d’élargir le nombre de communes pour celui de Ronquières, dès aujourd’hui. Nous espérons ainsi répondre à la demande des personnes de plus de 65 ans, ou celles à comorbidités."

Les femmes enceintes viennent d’ailleurs d’être rajoutées à la liste des groupes prioritaires. L’agence insiste : seules ces catégories de personne pourront se faire vacciner à Ronquières. Pour rappel, plusieurs Belges de 20 à 45 ans ont reçu leur première dose, grâce à la création d’un circuit parallèle via une adresse mail. Elle a évidemment, depuis, été désactivée, puisque la méthode allait totalement à l’encontre de la stratégie de vaccination.

Des politiques ont également abordé le manque d’adhérence de la population à la vaccination, pour expliquer en partie un rythme de vaccination différent entre la Flandre et la Wallonie.Pour l’AViQ, la motivation des Wallons n’est pas remise en cause. "Nous n’avons eu aucun retour particulier sur grand nombre potentiel de personnes qui ne souhaiteraient pas se faire vacciner", déclare l’organisme. "L’attribution des communes devait être revue. Cela nécessitait quelques réglages, et c’est chose faite."

Avec la création d’une liste de patients prioritaires des médecins généralistes, et l’élargissement des métiers au personnel enseignant spécialisé, l’AViQ est confiant quant à la suite des opérations au centre de vaccination de Ronquières.