Fin de semaine, Mehdi Mrakha, vice-président de l’Union des commerçants et indépendants louviérois (UCIL) aurait dû rencontrer l’échevin du développement économique et commercial, Pascal Leroy (PS) afin de dresser l’état des lieux du secteur et d’aborder les pistes de soutien qui pourrait permettre à ce dernier de reprendre quelques couleurs. Pour des raisons personnelles, l’échevin a cependant provoqué le report de la réunion.

Ce qui ne fait évidemment pas les affaires de l’UCIL, qui entend profiter de ces échanges pour solliciter des solutions concrètes. "La réunion est reportée mais aucune date n’est fixée à ce stade. Nous espérons pouvoir nous rencontrer le plus rapidement possible car la situation le nécessite", explique Mehdi Mrakha. "Nous avons besoin d’y voir plus clair, de savoir dans quelle mesure la ville peut nous apporter son soutien."

Un soutien indispensable pour bon nombre de commerçants et indépendants, mis à rude épreuve depuis le début de l’année et le confinement… Mais pas seulement. "Nous souhaitons vraiment nous montrer constructifs, nouer un dialogue durable avec les autorités communales. Il est primordial de travailler ensemble pour avancer et répondre aux réalités de terrain. Jusqu’ici, nous nous sommes montrés extrêmement raisonnables. Mais il va être temps d’en faire plus."

À ce jour, la ville a pris différentes mesures pour venir en soutien au secteur. Citons à titre d’exemple l’exonération de certaines taxes, la possibilité cet été d’étendre les terrasses ou encore la gratuité de temporaire de parking pour les clients du centre-ville. "La Louvière est la cinquième ville wallonne, il faut que les aides qu’elles proposent soient à la hauteur de son statut, même si nous sommes conscients qu’elle ne pourra pas consentir aux mêmes efforts que Namur, Liège, Charleroi ou Mons."

Et de poursuivre : "Les indépendants se débrouillent habituellement seuls. Compte tenu de la situation, ce n’est plus possible. Nous avons besoin d’aide à tous les niveaux de pouvoir. La suppression de taxes en 2021 est un minimum. La ville doit consacrer une partie de son budget à diverses actions et aides d’urgence et de relance. Il n’est pas envisageable de faire moins alors que les pôles voisins, Charleroi et Mons, sont soutenus. Nous devons pouvoir rivaliser…"

À ce stade, la ville n’a pas officiellement annoncé de nouvelles aides. Reste donc à attendre de voir ce qu’elle sera disposée à mettre sur la table.