Certains dénoncent les taxes auxquelles ils sont soumis.

À La Louvière comme ailleurs, le petit commerce peine à maintenir la tête hors de l’eau et à faire face à la concurrence des centres commerciaux ou encore d’internet. Si les taxes font partie inhérentes du quotidien des indépendants, la coupe semble être pleine pour certains d’entre eux. Sur la toile notamment, la résistance s’organise doucement…

En cause notamment, la taxe demandée sur la pose d’autocollants. "La commune me taxe sur les autocollants posés sur mes vitrines alors qu’il s’agit d’un support amovible. La taxe me coûte plus cher que le prix des autocollants, à savoir 452 euros pour deux vitrines", dénonce une commerçante installée à Maurage. "J’estime qu’il est temps d’arrêter de voler les indépendants : si la commune ne sait pas gérer son budget, nous n’en sommes pas responsables."

Et de poursuivre : "Pour ma part, mes vitrines servent à embellir la ville. Mais si la commune refuse de revoir sa position sur cette taxe honteuse, je retirerai tout et laisserai un volet fermé. Cette taxe n’est pas obligatoire et la plupart des communes voisines ne la réclament pas." Selon la commerçante, sa taxe enseigne vient d’être multipliée par 2,5. Elle envisage dès lors de retirer lesdits autocollants afin "de ne pas pénaliser les clients en étant contrainte de répercuter ce coût."

Visiblement, le coup de gueule est partagé par d’autres commerçants ou simplement par des clients conscients que les petits commerçants sont souvent étranglés financièrement. "En tant qu’indépendante complémentaire, je ne mets pas de publicité sur ma devanture à cause des taxes. Même une simple fiche publicitaire est payante et si l’on ajoute une lumière, celle-ci est aussi payante", ajoute une autre commerçante.

Quelques contacts avec un avocat ont d’ores et déjà été pris afin de prendre connaissance des possibilités et éventuelles marges de manœuvre envisageables pour éviter le paiement de cette taxe. De son côté, Jacques Gobert (PS), a rappelé que certaines mesures avaient été prises pour diminuer la pression fiscale sur les commerces. Ainsi, les enseignes ne sont plus taxées dès le premier mètre carré et en matière de taxation des surfaces affectées aux professions libérales, le collège avait fait marche arrière.