Les écoles de La Louvière se sont engagées, depuis début 2021, dans la prévention et l'accompagnement du harcèlement et du cyberharcèlement. Le bilan et les perspectives d'un programme de prévention et d'accompagnement du harcèlement en milieu scolaire a été présenté mardi à l'école du "Nursing" de La Louvière, en présence de la ministre de l'Enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir, ainsi que des instances communales et provinciales. Ce programme "Bien vivre ensemble" regroupe plusieurs acteurs locaux et a permis en 2021 la formation et l'accompagnement de plus de 176 enseignants, éducateurs, membres des services d'accompagnement et de la police. Ces intervenants professionnels, en contact avec les enfants et les jeunes, ont ainsi été sensibilisés aux problèmes de harcèlement et aux manières d'y apporter des réponses concrètes.

"Cette problématique n'est pas spécifiquement louviéroise, mais nous avons voulu la prendre en charge à l'échelle de notre entité", a indiqué Jacques Gobert, bourgmestre de La Louvière. "Quelque 10.000 élèves, tous réseaux d'enseignement confondus, ont été impliqués dans notre projet. Nous avons voulu donner des outils aux enseignants et aux élèves pour leur permettre de prendre en charge ce problème de cyberharcèlement qui prend une amplitude très inquiétante. Une synergie de toutes celles et tous ceux qui sont autour des enfants, dès le primaire, a été mise en place pour, notamment, donner des outils aux élèves qui puissent leur permettre de relayer des faits en se déculpabilisant, ce qui ouvre la voie vers une prise en charge adaptée des problèmes."

Le projet, lancé en 2021, se poursuivra dès l'année scolaire prochaine via, notamment l'application "Cyberhelp" qui permettra aux victimes de cyberharcèlement de signaler les agissements suspects. "Chaque élève ou étudiant pourra, via cette application, prendre des captures d'écran en cas de harcèlement. Il pourra, s'il le décide, les transférer au référant de son école, à la police", a précisé Jacques Gobert.

La ministre de l'Enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir, a souligné, de son côté, l'adéquation du projet louviérois au niveau des écoles "en s'étant assuré de prévoir des procédures de signalement et traitement déjà bien abouties. Je soulignerai aussi le travail de coordination dans ce projet, le lien établi entre les écoles, les associations de terrain et locales, ainsi que lapolice", a indiqué la ministre. "Il est important que la problématique du harcèlement soit un souci partagé, par les élèves, les parents, tout le personnel de l'école? Et l'implication du monde politique à LaLouvière doit être saluée. C'est le début d'une action qui, je l'espère, portera ses fruits sur le long terme. J'aimerais que la démarche que La Louvière inspire d'autres communes à se mettre en projet pour apporter des réponses concrètes. Des projets similaires existent déjà, à Mons, ou en province de Liège, notamment."