Alors que les chiffres de nouveaux cas de covid-19 communiqués quotidiennement par les autorités suscitent l’inquiétude, les hôpitaux continuent de faire face tant bien que mal. À Bruxelles et à Liège, la situation est bien pire dans chez nous. Pour preuve, le CHU Liège a décidé d’entamer « la déprogrammation progressive de l’activité non-nécessaire et non-urgente. » Un scénario qui n’est pas sans rappeler celui vécu en mars et avril derniers.

Dans la région du Centre, la situation est cependant différente. Du moins, pour le moment. "À l’heure de parler, il n’est pas question chez nous d’annuler et de reporter des opérations ou consultations", explique Cynthia Colson, chargée de communication pour le CHU Tivoli. "Mais nous restons extrêmement attentifs car la situation évolue de jour en jour. Ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain."

Une dizaine de patients sont actuellement hospitalisés dans une unité covid du CHU, dont un aux soins intensifs. "Nous devons effectivement constater une augmentation du nombre d’hospitalisation en comparaison avec la semaine dernière. Mais nous ne sommes pas dans la même situation que nos confrères de Liège ou Bruxelles. La situation reste gérable pour l’instant. Nous tentons d’anticiper et de nous préparer au mieux."

Le son de cloche est identique du côté du groupe Jolimont, qui comptabilise à ce jour 25 cas sur ses sites de Jolimont et Lobbes, et environ quatre cas à Mons. "Pour l’instant, nous n’envisageons pas de report des opérations programmées parce que la situation est relativement contrôlée et stable", confirme Sophie De Norre, responsable de la communication. "Nous vivons cependant au jour le jour. Il faut rester extrêmement prudents."

Bref, dans la région, nos hôpitaux sont encore en mesure de gérer le rebond de l’épidémie. Mais la vigilance reste plus que jamais de rigueur, au risque de revivre une expérience aussi difficile et douloureuse qu’en mars dernier.