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Les 300 travailleurs de l'usine de Seneffe ont manifesté devant le parlement wallon ce mercredi.

Situation de crise au sein de l'usine Mecar, à Seneffe. Une semaine après l'annonce de 29 licenciements, les travailleurs de la société d'armement ont exprimé leur grande inquiétude. Plus de 300 travailleurs de l'entreprise ont décidé de rallier Namur ce mercredi pour manifester devant le parlement wallon où se tenait une séance plénière durant l'après-midi. Leur but : interpeller le monde politique dans le cadre de l'octroi de licences d'exportations indispensables à la survie de l'entreprise.

Avant le début de la séance, plusieurs députés ont rencontré les travailleurs. Parmi eux, la Seneffoise Sophie Pecriaux (PS) qui a ensuite interpellé le ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS) afin de savoir si une nouvelle vague de licenciement était à craindre. "Mecar justifie ces licenciements parce qu’ils n’ont pas obtenu une licence nécessaire à l’exportation de leurs produits vers l’Arabie saoudite", débute Elio Di Rupo. "Renseignement pris, il y a effectivement bien eu une demande pour un montant de plus de 24 millions d’euros."

Mais un avis négatif a été rendu après l'examination de la commission d'avis "compte tenu de la situation dans laquelle se trouve l’Arabie saoudite. On me rapporte que d’autres demandes de licences pourraient être présentées. Bien entendu, ces autres demandes devront suivre le même chemin. Il est trop tôt pour que je puisse en indique l’issue."

Ce sont précisément ces demandes de licences qui détermineront l'avenir de l'entreprise. "Deux licences d'exportation d'armes et de munitions sont indispensables pour la survie de Mecar", a indiqué Philippe Bertlef (FGTB). "Ces deux licences donneraient du travail chez Mecar pour 2019 et 2020. Sans elles, toutefois, c'est la fin de l'entreprise, un scénario que nous refusons."

Les députés socialistes de la région du Centre Laurent Devin, Michel Di Mattia et Sophie Pécriaux ont demandé une réunion avec Elio Di Rupo et les responsables du management et des travailleurs de Mecar. "Ce dossier est désormais traité par les services de mon cabinet et les services juridiques. J’espère que, dans les deux à trois semaines qui viennent, je pourrais prendre position", a ponctué Elio Di Rupo.