Assouplissement et relâchement. La nuance prend tout son sens depuis le dernier CNS qui a allégé certaines mesures comme la bulle de 5 ou la durée de la quarantaine. Mais Sophie Wilmès appelle à ne pas baisser la garde pour autant.

Le virus est toujours là en effet. Le nombre de contaminations est augmentation. Mais l'enjeu décisif réside dans la capacité des hôpitaux à pouvoir accueillir les malades du covid qui souffrent de complications. C'est parce que les hôpitaux étaient sur le point d'être saturés – certains l'étaient même – qu'il a fallu confiner le pays en mars. Sans cela, le nombre de décès aurait explosé.

L'attention est donc portée sur les hôpitaux et dans la région du Centre, on estime que la situation reste, à ce stade, sous contrôle. "Nous insistons vraiment sur cet aspect : assouplissement ne veut pas dire relâchement !", clame-t-on du côté de Jolimont. "Les gestes barrières et les règles d’or doivent à tout prix être observés. Le masque doit être porté dès que la distance sociale ne peut pas être respectée. C’est une question de bons sens, de respect et de protection des autres."

À Jolimont, 11 patients covid sont actuellement hospitalisés. Trois autres sont admis aux soins intensifs. "Nous ne sommes pas proche de la situation vécue en mars et avril mais nous restons extrêmement vigilants et prudents." Au sein même de l’hôpital, les mesures qui étaient d’usage jusqu’ici n’ont pas changé. L’objectif étant évidemment de prendre le moins de risque possible.

Le discours est sensiblement identique du côté du CHU Tivoli. "Bien entendu, personne sur le terrain ne souhaite revivre la situation d’il y a quelques mois. Mais il n’est pas de notre rôle de juger les mesures décidées par le gouvernement. Au sein même de l’hôpital, rien n’a changé en comparaison avec la semaine dernière : toutes les mesures restent d’application, que ce soit le port du masque et la désinfection, la limitation du nombre d’accompagnants en visite ou en consultation." Actuellement, moins de 10 patients covid sont hospitalisés. Ils le sont en dehors des soins intensifs, vides de patients covid à ce stade.

Les derniers chiffres communiqués par Sciensano ce vendredi indiquent tout de même que les hospitalisations sont en hausse. Mais pour l'heure, dans les hôpitaux louviérois, on est loin de la tempête essuyée le week-end de Pâques. D'où l'importance de ne rien relâcher, malgré les assouplissements…