François Desquesnes a interpellé le ministre Willy Borsus sur cette question.

La région du Centre abrite plusieurs petites piscines privées et centres de bien-être sur son territoire. Citons par exemple la Ligule à Mignault, la piscine Monturier à Ecaussinnes, le centre wellness de Mariemont Village ou encore le centre du Perleco à Gottignies. Ces petites structures proposent des activités de détente, des cours de natation ou d'aquagym. Mais elles sont totalement à l'arrêt depuis le mois de mars. Le Conseil national de sécurité prévu ce mercredi 24 juin devrait toutefois donner son feu vert pour la date du 1er juillet, comme pour les grandes structures.

Une decision étonnement tardive pour le député sonégien François Desquesnes (cdH). "C'est vraiment un secteur un peu oublié des radars qui ont été prévus par les instances fédérales qui ont été chargées du déconfinement", commente-t-il. "Malheureusement, pour elles, l'interdiction d'activité a été prolongée. Si je fais la comparaison par rapport à une salle de sport en intérieur, bizarrement, ces sports en intérieur sont de nouveau autorisés depuis une quizaine de jours. Alors que l'on sait que le chlore des piscines tue le virus."

La fermeture de ces établissements entraîne une perte de revenus mais surtout des dépenses fixes onéreuses. "Les piscines coûtent cher, car ce ne sont pas des infrastructures que l'on met à l'arrêt comme cela. Elles doivent continuer à fonctionner. Il y a du chauffage. Il y a de l'entretien. Si vous abandonnez votre piscine pendant trois mois, vous retrouverez un étang à peine fréquentable."

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Interpellé par les gérants de la Ligule et de la piscine Monturier, François Desquesnes est allé défendre ce point de vue auprès du gouvernement wallon. Il plaide la nécessité de distinguer les piscines "grand public" des petites structures privées où la gestion des risques sanitaires est plus facile. "Il faut que l'on puisse mettre en place un protocole qui reprend les mesures de précaution négociées avec le secteur, que l'on puisse aussi permettre la réouverture de ces activités", répond le ministre Willy Borsus.

L'avis des experts sur la question semble en effet avoir évolué. "Antérieurement, les experts considéraient que cet environnement n'était pas du tout favorable à une réouverture de l'activité. On est maintenant dans un schéma différent. D'une part, les réouvertures des frontières de la plupart des pays européens au 15 juin font que nos concitoyens vont pouvoir circuler et s'adonner à un certain nombre d'activités à l'extérieur de nos frontières. Deuxièmement, avec les activités en piscines publiques, on peut adapter, mutatis mutandis, les dispositions concernant les piscines privées."

Le ministre de l'économie s'est donc fait le relais de ces inquiétudes auprès du gouvernement fédéral. "Tout d'abord, il faut une perspective, c'est-à-dire une date. Ensuite, il faut également les conditions : un accord dans le respect des compétences de chacun, des autorités fédérales éclairées par les experts, pour cette reprise. Il faut, en outre, une aide complémentaire parce que ce secteur et d'autres sont aujourd'hui encore lourdement impactées par les mesures prises en conséquence de la crise."

En attendant un protocole et d'autres nouvelles, les structures s'organisent de leur côté. La Ligule a par exemple déjà prévu ses propres mesures sanitaires en vue de la réouverture de sa piscine tout comme les autres piscines qui ont par ailleurs déjà planifié des stages ou la reprise de certains cours.

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