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De nombreuses portées seront bientôt mises à l'adoption.

Depuis de nombreuses années, les refuges et associations militent pour encourager la stérilisation des chats, plus encore des chats errants qui sont livrés à eux-mêmes et qui se reproduisent rapidement… Ce qui donne lieux à de malheureux cas. Mais force est de constater que le message ne passe pas toujours. En pleine période de naissances, les refuges sont saturés comme jamais.

« C’est la catastrophe un peu partout je pense. De notre côté, nous pouvons compter sur une quarantaine de familles d’accueil et une nursery de 24 cages… Et tout est complet », déplore Gaëtan Sgualdino, président de la SPA de La Louvière. Le recours aux familles d’accueil d’urgence est donc privilégié mais pas toujours possible. « Nous donnons la nourriture et nous garantissons les soins des chatons car cela nous parait être la meilleure solution pour l’instant. Mais tous n’acceptent pas. »

La semaine dernière, ce ne sont pas moins de 200 chatons qui étaient recensés au refuge. « L’an dernier, nous avons investi dans des cages capables d’accueillir la maman et les chatons mais il nous faudrait quatre fois cette capacité pour répondre aux demandes : on nous propose jusqu’à cinq à six portées par jour. » Ces mêmes portées ne sont pour la plupart pas encore à l’adoption puisque les chatons sont trop jeunes.

« Enormément de chatons seront proposés en même temps, nous allons connaitre un pic d’adoption. Avec une bonne communication, tous devraient trouver une famille. Mais tant que les gens n’agiront pas sur la cause même de ces arrivées massives, rien ne changera. » Le discours ne change pas d’un mot du côté des Amis des Animaux, à Feluy. L’association croule elle aussi sous les demandes. Ce lundi matin, huit demandes de prises en charge ont déjà été comptabilisées.

« La situation est catastrophique, plus encore que l’an dernier. Entre le 1er janvier et le 31 mai, nous avons comptabilisé 10% de demande de prise en charge supplémentaire en comparaison avec l’an dernier », explique Marie-Rose Bruffaerts, vice-présidente. « Nous tentons de postposer les rentrées : si les chatons sont toujours avec la maman, nous demandons aux personnes de nous recontacter une fois que ce n’est plus le cas. Sinon les cages sont bloquées trop longtemps. »

Le refuge peut compter sur une quarantaine de familles d’accueil. Pour répondre aux sollicitations, ce nombre devrait au moins être doublé. Aujourd’hui, 250 animaux attendent leur famille pour la vie.