Centre

Plusieurs specimens ont été observés près de l'ancien canal.

Des serpents dans la région du Centre ? Non, vous ne rêvez pas. Durant le mois de juillet, un grand serpent a été photographié par un promeneur du côté de Naast (Soignies), le long du RAVeL. Il était tout à fait inhabituel et pour le moins surprenant de découvrir un tel animal à cet endroit. Depuis, les témoignages se multiplient dans la région de la Haute Senne où des specimens ont été aperçus dans des forêts, des bords de prairies, des milieux rocheux et des zones humides comme dans les carrières.

Mais c'est surtout du côté de Seneffe que le phénomène a pris de l'ampleur. Il s'agit en réalité d'une espèce de serpent connue sous le nom de couleuvre à collier. "C'est un joli serpent absolument inoffensif", rassure la commune de Seneffe. "Il a été aperçu le long de l’ancien canal à Feluy. La couleuvre y est présente depuis des décennies, un panneau en wallon dans le bas de l’avenue du Vignoble en atteste d’ailleurs."

Avec sa taille comprise entre 50 et 120 cm, la couleuvre à collier est le plus grand serpent observable en Wallonie. Comment le reconnaître ? Le cou de l'animal est orné d'un collier jaune, parfois blanc, bordé vers l'arrière de taches noires, d'où le nom de cette espèce. La queue est longue et le corps devient épais avec l'âge. La couleur du dos et des flancs est gris-olive ou vert-olive, parfois brunâtre, avec de petits traits verticaux noirs sur les flancs. Le ventre clair est orné de taches noires en damier.

L'espèce est qualifiée en régression suite au développement de "barrières" liées à l'aménagement du territoire (routes, lotissements...) faisant obstacle aux déplacements des individus. Il est vrai toutefois que la couleuvre à collier se rencontre plus souvent ces dernières années. "Cela n’est dû à aucune introduction mais bien à un maintien de la population par de meilleures techniques de gestion des berges et abords du canal et à une bonne reproduction suite à de bonnes conditions météorologiques pour l’espèce."

Observer ces serpents est en réalité plutôt une bonne nouvelle pour notre biodiversité. "Cette espèce est qualifiée d’espèce parapluie", c’est-à-dire qu’en réalisant des mesures de gestion pour cette espèce, cela favorise d’autres espèces telles que les libellules ou les batraciens par exemple."