L'annonce a eu l'effet d'une bombe chez AGC Seneffe : le groupe projette de mettre en oeuvre un plan de restructuration et licencier 47 personnes sur 210 travailleurs. Soit 22% des travailleurs. Alors qu'elle avait déjà licencié 95 personnes en Belgique il y a quelques mois. Inévitablement, les premières réactions politiques n'ont pas tardé à tomber. A commencer par celle du PTB.

Le parti d'extrême-gauche refuse cette logique et avance des alternatives. "Comment une multinationale largement bénéficiaire se permet-elle de licencier largement du personnel?”, s’indigne Antoine Hermant, député wallon et responsable du PTB pour la Région du Centre. Et d’ajouter : "Aujourd’hui, toutes les pistes pour sauver l’emploi doivent être sérieusement envisagées."

Le PTB propose une réduction du temps de travail pour sauver des emplois. "Introduire la semaine 30h/semaine avec maintien du salaire pour ses travailleurs permettrait de sauver de nombreux emplois. Et avec les aides prévues par le gouvernement, cela ne demanderait qu’une contribution financière modeste à une multinationale qui faisait encore 737 millions de bénéfices en 2018."

"Concrètement, pour rendre cette réduction du temps de travail effective, l’entreprise devrait débourser à peu près 2,7 millions d’euros en plus de l’aide publique. Cela représente 0,3 % de ce que la société a gagné l’année passée. C’est parfaitement faisable", estime Antoine Hermant.

Reste désormais à voir su ce plan de restructuration va bel et bien être appliqué ou si certaines solutions pourront être trouvée.