Les faits ont eu lieu au Rœulx à la fin du mois de novembre 2020, chez une mère célibataire dont le fils est ami avec le Montois. Le tribunal a estimé qu'elle n'était pas impliquée dans les deux scènes de coups, mais qu'elle était coupable de non-assistance à personne en danger. Elle bénéficie de la même mesure de faveur. 

Une plainte a été déposée le 3 décembre 2020 par la mère de la victime après la découverte d'une vidéo impliquant son fils, diffusée sur les réseaux sociaux. La victime, née en 2003, a déclaré qu'il s'agissait d'un pari perdu, qu'elle avait bu et consommé de la drogue. La victime a été placée dans un sac en plastique aspergé d'un produit auquel le feu a été bouté. On lui a aussi rasé les sourcils et placé un casque de cycliste sur la tête, sur lequel les prévenus ont frappé, tout en insultant la victime. La scène a été diffusée sur les réseaux sociaux. 
Selon le psychiatre, le prévenu a réalisé les faits "avec une certaine fierté". Le Montois a été placé sous mandat d'arrêt le 4 décembre 2020 et a bénéficié de la surveillance sous bracelet électronique le 21 décembre. Il a déclaré qu'il ne s'agissait pas d'un pari perdu mais d'une vengeance à l'égard de la victime, qui s'était dégonflée lors d'une bagarre organisée avec une autre bande de jeunes. 
Le tribunal a souhaité sa présence lors du prononcé du jugement car une note est arrivée au parquet. La jeune sœur de la victime aurait été menacée par une bande de jeunes qui cherchaient son frère. Même si le prévenu a rompu ses contacts avec sa bande, le tribunal l'a invité à calmer les esprits.