Contre la maltraitance animale et la bêtise humaine, il n'existe malheureusement pas de vaccin. Démonstration faite à La Louvière où la SPA locale rapporte un cas particulièrement sordide. Des moutons ont manifestement été livrés à leur sort, sans aucun soin. Certains ont pu être pris en charge dans un très sale état. D'autres étaient malheureusement déjà morts quand les secours sont intervenus.

Ce sont des promeneurs qui ont donné l'alerte, interpellés par une odeur de putréfaction. "Arrivé sur place, on devine des formes blanches immobiles dans les hautes herbes... La Police de La Louvière qui nous rejoint rapidement découvre avec nous les corps de quatre jeunes moutons dans cette petite prairie", communique la SPA de La Louvière. "Livrés à eux-mêmes, négligés, ces moutons étaient rongés par la vermine. Cinq moutons s'en sortent in extremis. Certains ont les chairs déjà infestées de vers. Les autres n'ont malheureusement pas survécu." Et l'association de préciser encore que les moutons n'étaient pas tondus. "Ils souffrent d'importantes diarrhées, qui, mêlées à leurs toisons, attirent les mouches qui viennent y pondre."

La SPA de La Louvière a déposé plainte, mais les animaux ont été confiés à Help Animals et Animaux en Péril, ces deux associations étant spécialisées dans l'accueil d'animaux de ferme. "Un mouton plus faible que les autres et particulièrement atteint par la myiase. On croise les doigts pour qu'il se remette rapidement, mais, selon le vétérinaire d' Help Animals, son pronostic est réservé", précise la SPA de La Louvière.

La sensibilisation à la maltraitance animale gagne du terrain chaque jour et la loi s'est considérablement durcie sur ce genre de dossiers. Mais le propriétaire des moutons louviérois n'a manifestement pas compris la gravité de la situation. Arrivé sur place peu après la police et les associations, il a d'abord affirmé ne plus être venu depuis deux ou trois jours pour s'enquérir de l'état de ces animaux alors que certains cadavres étaient déjà à l'état de squelette. "Niant jusqu'à sa responsabilité, les refuges espèrent désormais qu'ils doivent répondre de sa négligence. Il risque jusqu'à un million d'euros d'amende pour ces faits de maltraitance. Le dossier est à présent entre les mains du parquet qui devra décider des suites données à ces faits de cruauté."

© SPA

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