Le site Codami a été totalement assaini.

Cela fait huit années que le site de l'ancienne société de ferraillage Codami est pris d'assaut par les pelleteuses et les engins de chantier. De grandes manoeuvres ont été entreprises pour assainir le site. Mais en ce début de mois de novembre, celles-ci ont été entièrement terminées.

Trois étapes ont été nécessaires pour réhabiliter ce site complexe. Fin 2011, deux bâtiments ont été déconstruits au nord-ouest et au sud-est du site. Puis, entre 2013 et 2014, des tas de terre, matériaux et déchets ont été évacués. Au début de l’été 2016, la Spaque (entreprise spécialisée dans la réhabilitation de friches industrielles) a alors entamé une dernière étape : les derniers bâtiments et structures résiduelles ont été déconstruits. Les sols contaminés en métaux lourds, hydrocarbures aromatiques polycycliques, huiles minérales et amiante ont été assainis. 

Au total, près de 185 000 m³ de terres ont été excavées et un peu plus de 100 000 tonnes ont été évacuées en centres de traitement agréés. Les zones excavées ont été remblayées et nivelées. D’ici quelques jours, la Spaque ensemencera et clôturera le site qui pourra alors être valorisé avec un projet.

© Spaque

L'intercommunale IDEA et la commune de Manage ont prévu d'y développer un projet mixant habitat et zone d’activité économique (notamment des concessionnaires automobiles). "Le projet est toujours étudié par l'IDEA", explique le bourgmestre Bruno Pozzoni (PS). "L'idée est de construire un front avec des habitations du côté de la rue Joseph Wauters et, sur l'arrière en liaison avec le boulevard urbain, d'avoir une zone d'activité économique. Nous attendons maintenant qu'IDEA propose des plans plus concrets."

Pour rappel, le site de Codami a un passé industriel lointain. Dès 1882, il a été utilisé pour une activité d’ateliers et de stockage. Jusqu’en 1970, des activités de boulonnerie, d’aciérie, de fonderie et de laminage s’y sont développées, avec notamment l’installation de la société Précimétal en 1948. Entre 1970 et 1973, certains bâtiments ont été démolis. À cette époque, la société de ferraillage CODAMI s’établit sur le site, qu’elle occupera jusqu’à la fin des années 90’. En 2000, la société STD a installé ses bureaux au sud-est du site. Mais une grande partie du terrain est restée inutilisée.

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