Deuxième round entre les riverains et le promoteur Simon Invest, à Marche-lez-Ecaussinnes. La société revient à la charge pour un projet d’urbanisation de 40 maisons et de 10 logements collectifs, qui se situerait entre les rues de l’Avedelle et Delval. Un terrain de plus de deux hectares prisé par le constructeur depuis quelques années déjà.

Rappelez-vous, en 2019, le conseil communal s’était dressé contre le premier modèle. En votant en défaveur de la création d’une voirie et de la modification d’une partie du tracé du sentier 36, les autorités communales avaient coupé net le projet. D’autant plus que quelques mois plus tard, c’était au tour du ministre wallon de l'Aménagement du territoire de l’époque, Carlo Di Antonio (cdH), de refuser le recours émis par Simon Invest. Un comité de riverains, créé spécialement dans le cadre de ce plan, avait également fait front au promoteur.

Mais voilà, à la surprise générale, la société propose à nouveau un projet sur la parcelle. Ce dernier invite d’ailleurs les citoyens à une présentation vidéo accessible le 17 et 18 mai prochain. Face à cette annonce, le comité de riverains remonte sur le ring. "Nous ne comprenons pas les raisons qui poussent le promoteur a de nouveau proposer un tel lotissement à Marche-lez-Ecaussinnes", explique le représentant du comité. "Nous avons déjà tout fait pour que le premier soit débouté, et on doit à nouveau tout recommencer. C’est une perte de temps, mais il est hors de question qu’on abandonne l’affaire."

Comme en 2019, c’est l’ampleur de la construction qui pose essentiellement problème. "C’est complètement démesuré par rapport à l’endroit", ajoute le représentant. "On va se retrouver avec une densité de population trop importante. Et les riverains ont non seulement peur pour la dévalorisation de leurs maisons, mais aussi pour leur tranquillité."

À l’instar du projet au quartier Bel Air, les riverains craignent une rupture totale avec le bâti de la localité. Depuis plusieurs années, de nouvelles constructions voient le jour. Un guide communal d’urbanisme a d’ailleurs été récemment proposé au conseil, dans le but de limiter les grands promoteurs. "Marche-lez-Ecaussinnes doit rester un village", poursuit-il. "Ça commence à faire beaucoup après les appartements de la rue Joseph Wauters. Nous savons que c’est un terrain à bâtir, et nous ne sommes pas naïfs. Un jour ou l’autre, il y aura une construction. Mais nous ne voulons pas d’un projet en total désaccord avec notre village."

Les membres du comité seront évidemment attentifs à la vidéo de présentation du promoteur. Mais pour les citoyens, c’est déjà un non catégorique.