Centre Maxime Daye se confie sur la santé des finances et les projets de la mandature.

BRAINE-LE-COMTE Le 30 septembre 2015, le bourgmestre Jean-Jacques Flahaux (MR) quittait son écharpe pour devenir président du MR international. Ce fut alors le début de l’aventure pour Maxime Daye, premier échevin, qui devenait, à 32 ans, le plus jeune bourgmestre du Hainaut. Trois ans plus tard, il a été confirmé à son poste avec un score de 2 333 voix, soit trois fois plus que Jean-Jacques Flahaux.

C’était un soulagement d’être reconduit en octobre ?

"Oui, vraiment. C’est d’ailleurs ce que j’ai écrit dans mes vœux aux Brainois. Je suis devenu bourgmestre légitime. C’était très important de recevoir cette légitimité des électeurs. Beaucoup de gens m’ont appelé bourgmestre faisant fonction après la démission de Jean-Jacques Flahaux. Aux yeux de certains, je n’étais pas légitime parce que je n’avais que le second score de la ville en 2012."

Et les résultats de la liste Braine ?

"J’étais moins satisfait. Notre liste perd cinq sièges et 800 voix. Ça fait très mal même si nous avions été forts gâtés auparavant. Il faut donc pouvoir se remettre de cela même si mon score personnel a été bon. Il faudra travailler pour recoller les morceaux."

C’est l’image du MR, égratignée au gouvernement fédéral, qui a causé cela ?

"Il y a plusieurs éléments. D’abord les conséquences de notre politique locale. Nous avons dû prendre beaucoup de décisions compliquées comme l’augmentation de la fiscalité. Nous sommes aussi passés sous tutelle régionale en 2016. Ensuite, il est vrai que l’image du MR a été mauvaise. Et puis, il y a eu la vague Ecolo qui s’est fait ressentir (NdlR : Ecolo a obtenu 5 sièges au lieu de 2)."

Le 26 janvier, le conseil communal votera le budget. Une étape délicate…

"Nous l’avons bouclé juste avant Noël. Et assez facilement. Le budget est à l’équilibre et la dette continue de baisser. Je choque parfois lorsque je dis ça mais ça ne me dérange pas d’être sous tutelle régionale (NdlR : Braine a été mis sous tutelle début 2016) . Parce que ça nous oblige à rester dans des balises et à ne pas vouloir tout faire tout de suite. Nous devons garder une forme de sagesse. Nous avons six ans pour faire nos projets. Il faut faire en fonction des disponibilités budgétaires. Ce qui est important, c’est d’avoir de la transparence et de la franchise envers les citoyens."

En 2016, la majorité se donnait 3 ans pour sortir du Crac. C’était impossible ?

"Non parce que nous avons déjà remis les finances à flot depuis l’an dernier. Cet objectif est rempli. Mais je ne prendrai pas la décision, à l’heure actuelle, de sortir du Crac ou de baisser les impôts. Parce qu’il suffit d’un petit couac pour avoir des problèmes. Je préfère rester dans la prudence pendant cinq années pour être sûr que tout aille bien plutôt que de faire des cadeaux électoraux aux gens. Ça serait déraisonnable."

Quels sont les grands projets de la mandature ?

"D’abord la mobilité. Notamment en intra-muros, avec le parking de la gare ou l’amélioration de la mobilité douce. Il faudra aussi gérer la revitalisation de la ville. Les chancres partent petit à petit, des logements neufs arrivent. Le grand enjeu sera donc de digérer les projets urbanistiques indispensables pour maintenir le bien-être des Brainois. Tout cela sera mêlé à une meilleure participation citoyenne, ce qui sera notre leitmotiv pour 2019."

Candidat au Fédéral

BRAINE Fort de ses 2 333 voix aux élections communales d’octobre, Maxime Daye sera aussi plébiscité par son parti pour prendre part aux élections fédérales et régionales du 26 mai prochain. Mais sans vraie ambition. "Je resterai bourgmestre de Braine-le-Comte, je me suis battu pour l’être", débute-t-il. "Je ne vais donc pas aller chercher autre chose. En revanche, je serai candidat pour soutenir le parti. A priori, je m’oriente vers les élections fédérales. Je répète que je ne me porte pas candidat pour être élu mais bien pour soutenir le MR. Il faut que l’on se retrousse tous les manches pour aider le parti."

S. Ha.