Ce lundi matin, le libéral Jean-Luc Crucke conviait la presse pour une conférence de dernière minute lors de laquelle il informait les médias qu’il démissionnait de son poste de ministre wallon du Budget. Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a alors vu l'occasion de "faire émerger de nouvelles têtes”. Plusieurs noms de probables successeurs ont ainsi été cités dans la presse dont, notamment : l’échevin de Neupré, Mathieu Bihet ; la députée wallonne, Diana Nikolic ou encore le bourgmestre de Braine-le-Comte, Maxime Daye.

"Les 24 heures qui sont passées étaient quand même assez chargées en émotions", explique Maxime Daye après avoir reçu une multitude de messages de soutien. "Je suis quelqu’un qui ne fait pas de plan sur la comète, qui n’est pas carriériste à ce point-là. Le fait d’avoir vu mon nom autant cité comme une probabilité ou quelque chose de possible, à un moment donné on doute, on se dit que ce n’est pas probable ... J’ai reçu énormément de messages de partout ; de tous les partis confondus. Cela m’a vraiment touché".

Des quelque noms qui ont circulé dans la presse, c’est finalement Adrien Dolimont, président du CPAS d’Ham-Sur-Heure-Nalinnes qui a été choisi pour succéder à Jean-Luc Crucke. Un choix dont se réjouit Maxime Daye qui voit en cette décision, une reconnaissance et un soutien considérable envers la jeune génération. "Je trouve qu’Adrien Dolimont est vraiment la bonne personne parce qu’il a un profil universitaire qui est plus qu’intéressant et il a une assise électorale énorme dans la Région de Charleroi-Thuin. C’est très chouette que la jeune génération soit reconnue. Lui, non seulement par sa nomination mais moi également par tous les messages de probabilité qui me sont parvenus. C’est une forme de reconnaissance qui fait chaud au cœur quand on travaille".

Dans son post publié sur Facebook, le bourgmestre de Braine-le-Comte parle même d’un certain soulagement à l’idée de ne pas avoir été choisi comme ministre wallon du Budget pour succéder à Jean-Luc Crucke. "J’ai mis "soulagement" parce que quand cette probabilité nous arrive, on se dit "oui mais un ministre ne peut pas, en même temps, cumuler de mayorat", explique Maxime Daye. "Il n’y a pas que le mayorat ; je suis aussi à l’Union des Villes depuis 2 ans, j’essaye d’imprimer ma marque, de faire changer toute une série de choses, de faire peser le poids des villes auprès du Gouvernement Wallon justement. J’aurais trouvé cela un peu rapide de quitter cette institution que j’aime tant".

Et d’ajouter : "Je ne suis bourgmestre que depuis 6 ans et nous sommes, en plus, dans une année où on l’on met enfin beaucoup d’investissements au niveau budgétaire. D’autant plus qu’il y n'a personne autour de moi qui souhaite véritablement devenir bourgmestre. Ce serait dommage de quitter le navire alors qu’il y a plein de défis encore enthousiasmants. C’est bien, dans un sens, d’avoir douté sur cette possibilité de devenir ministre puisque c’est quelque chose qui ne m’avait jamais traversé l’esprit. Mais en même temps, c’est beaucoup de joie de pouvoir continuer le travail tant à la Ville qu’à l’Union des Villes et Communes".