C'est une mesure historique pour la Wallonie qui est entrée en vigueur ce samedi. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, les Wallons n'ont plus le droit de sortir en rue de 22 heures à 6 heures du matin (depuis lundi dernier, un premier couvre-feu couvrait la période de minuit à 5 heures du matin). 

Et pour faire immédiatement respecter cette mesure imposée par le Gouvernement wallon dans la lutte contre la propagation du coronavirus, les patrouilles de police se sont multipliées dès ce week-end. Dans la région du Centre, ce couvre-feu strict a été relativement bien respecté. En plus de trois individus dès vendredi soir (après minuit), sept personnes ont été verbalisées à La Louvière dans la nuit de samedi à dimanche (après 22 heures).

Un groupe de jeunes a aussi été sanctionné à Chapelle-lez-Herlaimont le même soir. "Hormis cela, nous n'avons connu aucun problème avec la population", insiste la zone de police de Mariemont. "Tout s'est très bien passé et nos patrouilles n'ont pas rencontré de problème durant l'ensemble du week-end. En espérant que cela se poursuive comme cela."

En revanche, plusieurs rassemblements illicites ont été observés. D'abord à La Louvière vendredi soir : 19 personnes, majoritairement mineures d'âge, ont été verbalisées parce qu'elles s'étaient rassemblées dans une ruelle du centre-ville, entre la rue Achille Chavée et la rue Louis de Brouckère. Cinq autres personnes ont aussi reçu une amende de 250 euros pour un rassemblement de plus de quatre individus à la rue Arthur Warocqué.

Dans la zone de police de la Haute Senne, le couvre-feu n'a pas posé de problème mais une équipe a dû intervenir chez des particuliers où sept PV ont été rédigés. Il est en effet interdit de se rassembler à plus de quatre personnes chez soi. Du côté de Binche, une dizaine de PV ont été dressés sur l'ensemble du week-ebnd pour non-respect de différentes mesures. 

Les commerces ont également bien respecté les nouvelles mesures. A La Louvière, des nighshops ont été rappelés à l'ordre vendredi soir car ils n'étaient pas au courant de la fermeture obligatoire à 22 heures mais ces mêmes commerces étaient ensuite en règle dès le lendemain soir. Un seul commerce louviérois a par ailleurs été verbalisé pour vente d'alcool après 20 heures, une autre mesure imposée par le Comité de concertation.