Un premier incident a perturbé le procès de Salvatore Marasco devant la cour d'assises, lundi, au premier jour du procès à Mons. L'accusé a été placé en isolement à la prison de Mons à la suite d'un contact Covid. La cour a dès lors décidé de reporter la session à une date ultérieure. Vendredi, l'accusé a été transféré de la prison de Nivelles à la prison de Mons. Au lieu d'être seul dans une cellule, comme il est d'usage, Salvatore Marasco a partagé sa chambre avec deux autres détenus, dont l'un a été testé positif à la Covid. Du coup, il a été placé en isolement.

"J'ai appris vendredi que, la veille, il avait eu un contact avec un codétenu positif. Dans ce cas-là, il y a un règlement qui impose une quarantaine de dix jours. Même vacciné, il présente un risque pour les autres, ce qui est incompatible avec un transfert et un procès", a déclaré l'avocat général qui a demandé d'ajourner la session.

Lundi matin, la rumeur du report du procès circulait déjà dans les couloirs des cours de justice, alors que les avocats de la défense, Me Mayence et Me D'Agristina, n'avaient pas été prévenus de la situation. Les avocats des parties civiles avaient reçu, quant à eux, un courriel du parquet général.

Me Mayence n'a pas caché sa colère. "C'est une véritable catastrophe", a-t-il déclaré, critiquant le fait que l'accusé n'ait pas été transféré plus tôt de la prison de Nivelles à celle de Mons. "Il n'est pas normal de le placer dans une cellule avec deux autres détenus".

Salvatore Marasco, alias Rino, 66 ans, est accusé d'avoir assassiné son ex-compagne, Isabelle Rectem, lors d'une fête des voisins à Chapelle-lez-Herlaimont, le 7 juillet 2019. Il est aussi accusé d'avoir blessé un conseiller communal, Alain Jacobeus, avec son pistolet semi-automatique calibre 65, détenu sans autorisation.