Centre Carine avait décidé de poursuivre deux policiers de la zone de Mariemont pour des violences policières. Le ministère public trouve la situation totalement aberrante.

Le 14 août 2015, vers minuit, deux équipes de la zone de police de Mariemont étaient appelées dans un café à Binche. Une altercation impliquant trois femmes venait de se produire. Carine n’était plus dans son état normal après avoir consommé de l’alcool. La femme rentrait chez elle et revenait sur les lieux prête à en découdre une seconde fois mais cette fois-ci armée d’un poing américain et d’un spray lacrymogène.

Les policiers intervenaient et plaquaient au sol la victime en faisant usage de la force, comme appris à l’académie. Carine se plaignait de douleurs au bras. Après examen, une fracture du coude était découverte. Ce qui provoquait une incapacité de travail de plusieurs mois. Aujourd’hui, la victime est décédée et absente des débats. Tout comme les deux policiers poursuivis dans l’histoire.

Le substitut Damien Vervaeren déclare les préventions non établies à charge des policiers. Il considère ce dossier comme une grande blague : "Il faut, à un moment donné, arrêter de se foutre de la gueule du monde et du tribunal. C’est elle qui aurait dû être poursuivie."

La défense plaide également l’acquittement et réclame un dédommagement de 1000 € auprès des héritiers de Carine pour cette citation directe devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Jugement, le lundi 5 août