Cette fois, la machine est lancée ! NLMK La Louvière vient en effet de débuter le pré-assemblage des pièces nécessaires à la modernisation de son train à chaud. Un projet important qui représente un investissement de quelque 150 millions d’euros et qui doit permettre à l’entreprise de produire des aciers plus fins, plus résistants et plus respectueux de l’environnement pour ses clients européens.

Les tests de pré-assemblage de ces trois nouvelles cages de laminage devraient s’étaler jusqu’en novembre prochain. "Ensuite, les trois anciennes cages (sur six) seront démontées avant l’installation définitive des nouvelles cages qui auront été pré-assemblées et testées", explique-t-on du côté de NLMK La Louvière.

"Outre les tests de pré-assemblage, des travaux de modernisation ont commencé sur les trois autres cages de laminage afin de les préparer à l’installation de nouveaux équipements qui permettront l’utilisation de la technologie "Smart Crown." Cet investissement fait partie de la stratégie 2022 du groupe NLMK. En modernisant son train à chaud, NLMK La Louvière va élargir sa position sur le marché européen des aciers à haute résistance."

D’un point de vue plus technique, précisons que la modernisation du train à chaud comprend l’installation d’un système d’automation à la pointe de la technologie. "Le train finisseur aura trois nouvelles cages de laminage et trois autres cages modernisées, notamment avec de nouveaux moteurs. Une nouvelle table de refroidissement et une nouvelle bobineuse seront installées. Le système de traitement des eaux sera également modernisé."

Si pour le commun des mortels, l’enjeu de pareil investissement peut être difficile à comprendre, NLMK insiste sur sa nécessité : ce projet doit en effet permettre d’augmenter la production d’aciers laminés à chaud fins à très haute résistance, d’augmenter la gamme de produits à haute résistance et d’offrir aux clients "les meilleures tolérances dimensionnelles." Bref, de s’imposer dans un secteur concurrentiel.

Pour rappel, le site de La Louvière se concentre sur la fabrication de bobines laminées à chaud et à froid pour l’industrie automobile et la construction générale. Sa capacité nominale de production annuelle s’élèvera à 2 200 000 tonnes d’acier laminé à chaud, dont 1 500 000 tonnes d’acier décapé. La première phase de transformation du train à chaud est prévue pour 2020 et s’achèvera en 2021.