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Ce dernier espère que le gouvernement wallon prendra les mesures qui s'imposent pour lutter contre les animaleries.

Ce jeudi, le gouvernement wallon décidait de reporter le vote tant attendu par le milieu de la protection animale et destiné à offrir un cadre législatif strict en matière d’élevage canin et félin en Wallonie. Les refuges et associations retiennent donc leur souffle et patientent en espérant une nouvelle positive dans les prochaines semaines.

Du côté de la SPA de La Louvière, on estime qu’il est urgent de réagir. "On sent qu’il y a des pressions sur le monde politique pour que ce texte ne soit pas voté car il modifiera radicalement la façon dont les animaux seront vendus, et plus globalement considérés. Tout ne sera plus toléré", explique Gaëtan Sgualdino, président de la SPA.

Ce sont une dizaine de chiens issus d’élevage, notamment des pays de l’Est, qui sont en permanence au refuge, soit une centaine d’animaux qui transitent par le refuge chaque année. "Personnellement, je ne comprends pas que l’on autorise l’importation de chiots alors qu’il y a suffisamment de naissances chaque année en Belgique pour répondre à la demande."

Pour le président, il est temps de s’opposer aux animaleries, parfois appelées usines à chiots. "Aucune adoption ne peut être bien faite dans ces conditions car leurs objectifs, c’est de faire du chiffre, peu importe dans quelle condition vivra l’animal. Ils se ficheront de vendre un malinois à une dame de 85 ans ou un husky à quelqu’un qui n’est jamais présent et qui vit en appartement." De même, il n'est malheureusement pas rare que la provenance de l'animal soit cachée ou que l'âge du chien soit inexacte, ce qui peut évidemment conduire à d'importants problèmes de santé.

"Le projet de texte, tel que nous espérons qu’il sera voté, est équilibré car il s’oppose aux animaleries mais pas aux éleveurs qui font correctement leur travail. Je ne plaide pas en leur faveur, mais il est temps d’avoir un cadre légal et de pouvoir compter sur une volonté politique forte en faveur du bien-être animal. C’est d’ailleurs ce que réclame l’opinion publique."

Une lettre ouverte cosignée par 14 refuges wallons invite ainsi le gouvernement wallon à prendre les décisions qui s’imposent. Reste donc à espérer que le message sera entendu.