Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier l’origine précise des odeurs incommodantes et parfois irritantes ressenties depuis maintenant une semaine par les habitants des communes de Seneffe et d’Écaussinnes. Alors que la société AFTON est mise en cause, cette dernière ayant connu un incident le 28 juillet dernier, le député sonégien François Desquesnes (CDH) a décidé d’interpeller la ministre de l’environnement, Céline Tellier, afin qu’elle diligente une enquête approfondie sur cette succession d’incidents.

"De nouvelles odeurs désagréables ont été ressenties ces premiers jours d’août sans que des explications ne puissent être données par les entreprises du zoning pétro-chimique de Feluy ni par les autorités publiques", déplore le député. Si à de nombreuses reprises, il a été dit que les émanations n’étaient pas toxiques et donc pas dangereuses pour la santé, François Desquesnes espère en avoir la confirmation.

"Les informations émanant des communes concernées indiquent que la pollution n’est pas dangereuse pour la santé humaine. Toutefois, nombre de citoyens ont indiqué que ces émanations étaient irritantes pour eux. Qu’en est-il précisément ? Quels sont les risques pour la santé humaine et pour l’environnement (air, eau, sol) ? Quelles sont les mesures de précautions recommandées pour les riverains et quel suivi sera mis en place concernant l’impact santé de cet événement ?"

Le député s’interroge aussi sur les suites qui seront données à cet incident. "De nombreux services publics sont mobilisés : pompiers, protection civile, autorités locales et régionales, gouverneur,… Qui est chargé de mener l’enquête pour trouver l’origine de cette pollution atmosphérique ? Qui est responsable de la gestion de la crise alors que le zoning de Feluy est classé "Seveso seuil haut" pour 9 entreprises et en "Seveso seuil bas" ? Quelles sont les obligations d’information des entreprises concernées ?"

On se souviendra que la commune de Seneffe avait vivement regretté que la société Afton n’est pas immédiatement communiqué vers elle alors qu’un incident nécessitant l’utilisation des torchères avait été constaté mardi dernier. "Quelles entreprises ont signalé un incident et de quelle nature depuis le 28 juillet ? Quelles sont les actions menées pour y remédier ? Quand avez-vous été informée de l’incident et quelle a été la réaction de vos services ?"

Bref, les questions ne manquent pas. La ministre dispose désormais d’un délai afin d’y donner suite. En attendant, les investigations sur le site concerné se poursuive. Une nouvelle visite d’inspection du Département de la Police et des Contrôles, de la Protection civile et des Pompiers a été organisée sur le site de la société Afton.