Si les grands moyens sont déployés pour identifier l’origine exacte des odeurs nauséabondes et irritantes ressenties sur les communes de Seneffe et d’Écaussinnes depuis maintenant une semaine, certains élus souhaitent aller plus loin et réfléchissent d’ores et déjà aux dispositions à prendre pour que pareil incident ne survienne plus.

Du côté d’Écaussinnes, l’échevin en charge de l’environnement, Arnaud Guérard, demande purement et simplement la révision du permis d’exploitation de l’entreprise Afton, au sein de laquelle l’incident s’était produit mardi dernier, provoquant la mise en sécurité des installations et l’envoi de gaz dans la torchère.

"Au-delà des actions urgentes mises en place pour stopper les odeurs, j’ai fait part à la police de l’environnement de mon intention de demander une révision du permis afin de réduire drastiquement les quantités de souffre pouvant être rejetées par l’exploitant", confirme-t-il. "Actuellement, le permis datant de 2009 lui permet d’émettre jusqu’à 100 kilos par jour."

Soit beaucoup trop, selon l’élu écaussinnois. "En régime normal, on estime que l’exploitant émet environ quatre à cinq kilos par jour. Selon moi, il y a lieu d’être beaucoup plus stricte dans les conditions du permis pour prendre en compte ce type de nuisances. Même si le seuil de toxicité n’est pas dépassé, les nuisances pour les habitants ou pour l’environnement ne sont pas acceptables."

À plusieurs reprises, les autorités ont insisté que bien qu’elles puissent être irritantes, ces odeurs nauséabondes n’étaient pas toxiques. En effet, si de l'H2S, ou sulfure d’hydrogène, avait été mesuré par la protection civile, c’était dans des concentrations largement inférieures (de 0,3 à 0,7 PPM) au seuil de toxicité qui est de 10 PPM.