C’est désormais officiel : après avoir investigué pendant plus d’une semaine pour identifier l’origine d’odeurs nauséabondes sur son territoire, la commune de Seneffe lève la phase communale de son plan d’urgence. Une décision prise à la suite d’un constat : depuis quelques jours, les odeurs ne sont pratiquement plus perceptibles sur le territoire seneffois.

La phase communale du plan d’urgence avait été activée le dimanche 2 août dernier, à 16h25 précisément. Elle a été levée ce jour à 15h45. "La phase de crise est terminée mais toutes les investigations, recherches et enquêtes avec l’ensemble des acteurs se poursuivent et se poursuivront pendant plusieurs semaines", précise malgré tout la commune.

"Des briefings seront aussi prévus afin de revoir et améliorer les procédures mises en œuvre dès le début de la crise mais aussi d’envisager notamment la révision des permis délivrés pour exploiter l’entreprise. C’est une autre phase qui s’ouvre. Les autorités restent attentives à la situation. Il n’y a priori pas de raison d'avoir de nouvelles odeurs mais si tel était le cas, tout serait mis en œuvre pour déployer, à nouveau, le matériel d’analyses."

La large cellule de crise, mise sur pied par la Commune de Seneffe, rassemblait outre la Commune de Seneffe, plusieurs services techniques, la commune d’Ecaussinnes mais également le centre de crise wallon et celui du Gouverneur de Hainaut. "Ce matin, elle a confirmé, après avoir investigué toute une série d'hypothèses qui ont pu être écartées, que tout portait à croire que les odeurs incommodantes ressenties sont des conséquences de l’incident du 28 juillet 2020 sur le site d’Afton Chemical (appelée communément AFTON) à Ecaussinnes."

Les odeurs étaient particulièrement incommodantes et ont pu occasionner quelques irritations, d’autant plus pour certaines personnes fragilisées mais tous les experts s’accordent à dire qu’il n’y avait aucun risque toxique et que la population n’a pas été en danger. "La volonté est aussi de sanctionner toute infraction environnementale. Le travail d’analyses des divers services de police concernés est toujours en cours."

Deux procès-verbaux ont été dressés mardi 28 juillet et lundi 3 août par la Zone de Police Mariemont. D’autres le seront en fonction de l’évolution de l’enquête en cours.